Challenge 1% Rentrée Littéraire 2016

Publié le 16 Septembre 2016

Par Sophie du blog Délivrer des Livres et Léa Touch Book.

Après avoir participé en 2014 et 2015 à ce même challenge, me revoici pour cette Rentrée Littéraire 2016 !

Léa, du blog Léa Touch Book, s’est jointe à Sophie pour l’organisation, qui a un peu changé.

Le principe est presque le même : lire au minimum 1% des quelques 650 sorties littéraires parues entre le 19 août et début novembre, soit 6 livres, et ce jusqu’au 31 juillet 2017 !

Tout en sachant que ce nombre n’inclue pas les sorties jeunesse, BD, mangas… Il y a donc bien plus de sorties et cela rend le challenge d’autant plus réalisable^^

Pour le corser un peu, il existe désormais 3 catégories comprenant chacune deux niveaux de « difficultés ».

1% – 6 livres

Découvreur: 1%, mais uniquement en roman ou essai adulte

Testeur: 1% mais tous genres confondus

3% – 18 livres

Spécialiste : 3%, uniquement en roman ou essai adulte

Touche à tout : 3%, tous genres confondus

10% – 60 livres

Rêveur : + de 10% (tous genres confondus)

Je me suis inscrite pour les 3%, « touche-à-tout ».

Le groupe FB existe toujours pour échanger nos liens et avis et le formulaire de dépôt est ICI.

Challenge 1% Rentrée Littéraire 2016

Vus dans les médias, réseaux sociaux, magazines ET blogs, lus leurs articles, notés, farfouillés, voici une petite liste des livres qui me tentent particulièrement, accompagnés de ceux que le "hasard" me fait rencontrer.

ALBUMS JEUNESSE

Bulle et Bob se déguisent. Texte et voix de Natalie TUAL Arrangement musical de Gilles BELOUIN Illustrations d’Ilya GREEN. Editions Didier Jeunesse, collection « Polichinelle », août 2016. (Dès 3 ans)

Présentation de l'éditeur:

Bulle et Bob sont en vacances chez mamie Miette. À peine arrivés, ils montent se déguiser au grenier !

On retrouve dans ce livre-disque des chansons tantôt pétillantes, tantôt nostalgiques mais toujours très tendres.

Un volume inédit de Bulle et Bob qui met à l’honneur un nouvel instrument : le tuba !

Pinocchio. Un conte d'Edouard SIGNOLET d'après Carlo COLLODI. Raconté par Elsa LEPOIVRE et Eliott JENICOT (tous deux de la Comédie-Française) Musique originale de Laurent PETITGIRARD. Illustré par Laetitia LE SAUX. Editions Didier Jeunesse, 26 octobre 2016. (Dès 5 ans)

Présentation de l'éditeur:

Enfin LA version musicale des (més)aventures de Pinocchio !

Un récit mené tambour battant, d’une grande intensité dramatique, très fidèle à l’œuvre de Collodi, raconté à plusieurs voix, à la manière d’une pièce de théâtre.

Elsa Lepoivre et Elliot Jenicot, deux comédiens de la Comédie-Française, et la soprano Kate Combault, dirigés par Edouard Signolet, jeune metteur en scène des plus talentueux. Le compositeur Laurent Petitgirard, célèbre pour ses musiques de films, réorchestre pour un trio violon, piano, violoncelle, des morceaux classiques (Mozart, Chopin, Vivaldi…), et des chansons contemporaines (Jacques Dutronc, Kurt Weil…), les agrémentant de ses propres morceaux et chansons. Réjouissant !
Laetitia Le Saux campe un Pinocchio malicieux qui aime montrer qu’il n’est pas fait de bois tendre. Avec sa patte géométrique et vintage, elle construit un univers singulier très marquant.

Tout autour. Texte et illustrations d'Ilya GREEN. Editions Didier Jeunesse, 3 novembre 2016.

Présentation de l'éditeur:

Une petite fille évoque son enfance douce et protégée auprès de sa maman, avant que celle-ci ne soit reprise par la terre… Commence alors pour l’enfant une odyssée à la recherche d’un autre monde, tout autour, plus grand, pour retrouver les mots et renaître à la vie, différemment, grâce à une rencontre et au dessin.

Toute la richesse de l’univers graphique d’Ilya Green, dans une palette de couleurs douces, pour traiter d’un sujet émouvant : la disparition d’un être cher, la séparation, le souvenir. Un très bel écrin pour abriter toute la sensibilité de l’artiste.

Les voisins d'en dessous. Texte d'Isabelle SIMON. Illustrations d'Isabelle CHARLY.. Editions Frimousse, octobre 2016.

Présentation de l'éditeur:

Que font nos voisins du dessous ? Cela dépend des pays, des cultures, de leur état d'esprit ou du caractère de chacun et de mon imagination. Voici quelques aperçus de ce qui se passe chez eux. Un ouvrage hors norme pour parler des morts (et de la mort plus généralement), mais avec beaucoup d'humour. Les squelettes tout occupés à leur vie " du dessous " sont croustillants. Les illustrations fourmillent de détails qui ne manqueront pas d'impressionner les petits et les grands !

Tous les mots n'existent pas. Texte de Michaël ESCOFFIER Illustrations de Matthieu MAUDET. Editions Frimousse, août 2016. (Dès 3 ans)

Présentation de l'éditeur:

Connaissez-vous les Gloubidou ? Non ? C'est normal. Ce mot n'existe pas. Pourquoi ? Car rien, sur notre Terre, ne ressemble à un Gloubidou. Essayons quand même d'imaginer à quoi ressemblerait un Gloubidou. Oui, on le voit bien... à roulette, dans son bain, en animal, à la rencontre d'un autre truc bizarre, le méchant Crastator...

Alors, si tous les mots n'existent pas, on peut en inventer plein ! Des mots sans consonnes, sans voyelles, le mot le plus long, le plus court... Et puis, quel bonheur ! Plus de fautes d'orthographe ! Et encore mieux ! On peut même inventer des lettres ! Allez, à ton tour, lecteur, quel mot vas-tu inventer ?

En partant du précepte négatif que "Tous les mots n'existent pas", Michaël Escoffier nous démontre finalement tout le contraire et nous incite à inventer. Une lecture à conseiller à tous les apprentis des mots.

5 mouches et une trompette. Texte d'Ingrid CHABBERT et illustrations GURIDI. Editions Frimousse, septembre 2016.

Crottes de libellule. Texte de Sandrine BEAU et illustrations de Nicolas GOUNY. Editions Les P'tits Bérets, 7 octobre 2016. 

Présentation de l'éditeur:

Ce matin-là, dans un pays très lointain, rien ne va : la souris fait un caca de rhinocéros, le rhinocéros fais un caca de lapin, le lapin fait un caca de hyène, la hyène fait un caca de mouche… Pourtant, tout le monde a l'air de trouver cela très drôle. mais qu'a-t-il bien pu se passer ? 

Rouge-Feuille. Texte d'Eric WANTIEZ et illustrations de Juliette PARACHINI-DENY. Editions Cépages, 18 octobre 2016.

Présentation de l'éditeur:

Rouge-Feuille adore l’automne. Lorsqu’un jour, Bleu, un merveilleux oiseau s’effondre devant lui,

 

notre flamboyant renard n’a pas le coeur à le croquer. Il emporte le petit blessé sur son dos.

 

Commence alors pour les deux amis un très, très long périple à travers les forêts et les saisons.
 

Arriveront-ils jusqu’au pays de Bleu où pousse l’herbe qui soigne ?

Le Secret du Vieux Chêne. Texte de Jeanne TABONI MISERAZZI et illustrations d'Anne DUMONT-VEDRINES. Editions Ratatosk, septembre 2016.

Maman, j'ai raté l'avion! Album illustré du film par Kim SMITH. Editions Qilinn, octobre 2016.

Présentation de l'éditeur:

- Retrouvez le jeune Kevin et sa famille dans un album jeunesse superbement illustré, écrit par le réalisateur de Harry Potter - Un nouveau classique de Noël - Pour tous les fans de la série culte !

Le renard Tokela. Texte de Pog et illustrations de Marianne ALEXANDRE. Editions Des Ronds dans l'O Jeunesse, octobre 2016.

Présentation de l'éditeur:

La jeune Winona vit heureuse dans la tribu des Oceti sakowin oyate, le peuple des sept feux où chacun y vit respecté de tous. Au départ des caribous, la tradition veut que les jeunes partent à la chasse et tue leur animal-totem. Ils devront se recouvrir de leur peau et rentrer au village. Le totem devient alors leur protection. Mais Winona ne veut pas tuer. Elle va croiser Tokela, le renard, qui épargné, va l'aider à rentrer au village parée d'une peau de bête.

L'Apachyderme. Texte de Sandra LE GUEN et illustrations de Thanh PORTAL. Editions La Palissade, novembre 2016.

 
Présentation de l'éditeur:
 
un éléphanteau se prenant pour un apache est rejeté par les siens. Le jeune pachyderme gagne le respect de son clan en faisant fuir un groupe de souris qui s'est installé sur le territoire de son troupeau.

La voiture du futur. Texte de Pierre RUAUD. Illustrations de Virginie ROCHEDREUX.Editions Rue de l'Echiquier, 21novembre 2016.

Présentation de l'éditeur:

Mon papa est ingénieur. Le soir, quand il rentre du travail, il invente des machines pour lutter contre le réchauffement climatique. Il a eu une idée que je trouve géniale : une voiture 100 % écolo et bio… qui en plus donnerait du travail aux vaches. Car avec une seule vache bien installée dans sa voiture, on peut rouler pendant 40 kilomètres sans faire le plein !

L’Etrange Noël de Monsieur Jack. Texte et illustrations de Tim BURTON. Editions Huginn & muninn, novembre 2016.

Les Groneuneux. Texte de Michaël ESCOFFIER. Illustrations de Julia WEBER. Editions Frimousse, octobre 2016.

Présentation de l'éditeur:

Ces Groneuneux sont à la fois cra-cra et terriblement attachants. En fait on s'y reconnaît un peu. Et pourtant, ils font vraiment n'importe quoi. Ils ne prennent apparemment aucun soin de la planète sur laquelle ils vivent. Partout où ils passent, ce n'est que détritus et destructions... Mais quand ils vont au zoo avec leurs parents et qu'ils découvrent des espèces disparues, dont nous, humains, alors la question se pose ! A quoi ressemblera notre planète dans le futur ? Bon, heureusement, l'auteur nous réconforte : "[...] Pour résumer, et à quelques détails près, Grobix est une planète où il fait bon vivre. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que les Groneuneux y ont élu domicile. Ils ne sont peut-être pas très intelligents, mais ils ne sont pas non plus complètement fous !"

Non, j’irai pas ! Texte de Ghislaine ROMAN et illustrations de Csil. Éditions Frimousse, août 2016. (Dès 3 ans)

Présentation de l'éditeur:

Non, j'irai pas ... A L'ECOLE ! Les petites (et grandes) peurs de la rentrée pointées de façon poétique par Ghislaine Roman et Csil. Peur de la séparation, de la cantine, de l'échec, des nouveaux copains, de la maîtresse, de la punition... Mais finalement, tous vont mettre leurs angoisses dans leur poche et les angoisses sont bien vite oubliées.

Moi, Albert, détestateur de livres. Texte d'Ingrid CHABBERT et illustrations de Guridi. Editions Frimousse, novembre 2016.

Quand un enfant, entouré de livres à cause de sa famille, mais qui déteste lire rencontre la lecture grâce à un lapin!

A l'ouest, rien de nouveau. Texte d'Anne-Sophie TILLY et illustrations de Fabienne BRUNNER. Editions Frimousse, octobre 2016.

Un Western remanié avec des éléments connus, un jeu très drôle, des réparties, des clins d'oeil, un éternel recommencement, toujours sensiblement différent. Coup de coeur!

ROMANS JEUNESSE

3 histoires de Balthazar. Premiers livres à lire seul – lecture phonétique – Montessori

Texte de Marie -Hélène PLACE et illustratiosn de Caroline FONTAINE-RIQUIER. Editiosn Hatier Jeunesse, 19 octobre 2016.

 

Présentation de l'éditeur:

Bienvenue dans la collection des premiers livres à lire seul Montessori.
Cette collection est destinée aux enfants qui connaissent le son des lettres en écriture cursive.
La série 1 se compose de 3 livres : Le sac de Balthazar - Le canard de Balthazar - Le nid du lac.
3 histoires pleines d'humour et de surprises, écrites avec des mots phonétiques. Le texte simple, les dessins illustrent clairement le propos. Ainsi placé dans une position de réussite, l'enfant découvre le plaisir de lire seul.
Accompagnez l'enfant dans l'aventure de la lecture : ces livres sont un formidable support pour la pratiquer et l'aider à construire sa confiance en lui.

L'or du roi Midas. Texte d'Hélène KERILLIS et illustrations de Grégoire VALLANCIEN. Editions Hatier Jeunesse, série "Ma première Mythologie", 24 août 2016.

Présentation de l'éditeur:

Première lecture. Pour enfants dès 6 ans.

Le roi Midas est tellement heureux ! Le dieu Dionysos vient de réaliser son rêve. Désormais, tout ce qu'il touche se transforme en or ! Combien de temps peut durer le bonheur de Midas?

Les titres de la série "Ma première mythologie" sont de vrais petits romans, nourris de vocabulaire et de structure langagière plus élaborées. Un épisode classique de la mythologie est ici raconté en plusieurs chapitres pour pouvoir faire des pauses et rendre la lecture plus facile, à partir de 6-7 ans. Pour les élèves, fiers de lire, des classes de CP et de CE1.

Lali détective. Qui a volé le tableau de Nino Arturo? Texte de Nancy GUILBERT et illustrations de Gérald GUERLAIS. Editions Hachette, collection "Mes premières lectures", septembre 2016

Présentation de l'éditeur:

Le tableau de Nino Arturo a disparu. C'est une mission pour Lali, la détective ! La voilà partie à la chasse aux indices...

Mon grand frère tombé du ciel. Sandrine Beau. Editions Alice Jeunesse, collection "Deuzio", 8 septembre 2016.

(LU)

Présentation de l'éditeur:

Vicky a 10 ans et elle est fille unique. Alors, elle est plutôt surprise quand elle apprend que son frère va débarquer à la maison. Un frère qui est l’enfant de son père, avant elle et avant sa maman, et dont on n’a pas jugé nécessaire de lui parler !

Très vite, père et fils s’entendent comme larrons en foire. Pour Vicky, au sentiment de trahison vient s’ajouter celui d’abandon. Mais c’est sans compter l’obstination de ce nouveau grand frère à briser la glace...

 Le journal de Gurty - 2 - Parée pour l’hiver.  Texte et illustrations de Bertrand SANTINI (pseudo de Gurty). Editions Sarbacane, collection "Pépix", 2 novembre 2016.

Présentation de l'éditeur:
Tremble, Provence ! Gurty est de retour pour les vacances d’hiver. À peine arrivée, elle part en vadrouille pour annoncer son retour. Hourra ! Ils sont tous là ! Fleur, Tête de Fesses ! L’écureuil qui fait hi hi. Tiens ! Il y a même un nouveau voisin bizarre…

Les saisons changent, mais les vrais amis restent, même ceux qui énervent ! Avec eux, Gurty compte bien profiter des joies de l’hiver – et par la même occasion, se débarrasser de l’ATROCE petite amie de son maître, qui a l’impudence de vouloir s’installer sous leur toit !

Pas de souci : entre les batailles de neige, la chasse aux châtaignes et les roupillons devant la cheminée, avec Gurty, on s’éclate été comme hiver.

Un géant de tendresse. Texte de Laura MILLAUD et Illustrations d'Anbleizdu. Editions Vertpomme, septembre 2016.

Présentation de l'éditeur:

Au cours d'un été, Clothilde est contrainte de suivre sa mère, ornithologue, en République démocratique du Congo. Elle va y découvrir les gorilles et les menaces qui pèsent sur eux. Ce sera l'occasion pour elle de se plonger dans le quotidien de cette partie de l'Afrique, mais aussi de lier de nouvelles amitiés... et de grandir.

Histoires de fantômes illustrées. Collectif d'auteurs. Illustrations de Jose EMROCA FLORES. Editions Usborne, septembre 2016.

Présentation de l'éditeur:

  • Les enfants qui aiment se faire peur dévoreront d’un trait ces histoires de fantômes et d’apparitions inexpliquées.
  • Les enfants adorent les histoires de fantômes. Ils auront plaisir à les lire et à les raconter à leurs amis.
  • Le style intemporel des illustrations de Jose Emroca Flores et la belle reliure, avec une couverture en mousse et un ruban marque-pages, feront de ce livre un beau cadeau. 

BD

Tine & Junior. Les vacances de King Kong. Scénario d'Ingrid CHABBERT. Dessins de Brice FOLLET. Editions Frimousse, août 2016.

Présentation de l'éditeur:

Alors qu'ils sont dans un parc d'attraction, Tine et Junior se perdent au détour d'un tunnel. A leur grande surprise, ils se retrouvent à New York face à la projection du film de King Kong. La situation se corse quand King Kong sort de l'écran. 

Notre Amérique. Premier Mouvement. Quitter l'hiver. Récit de Kris. Dessin et couleur de Maël. Éditions Futuropolis, 13 octobre 2016.

Présentation de l'éditeur:

Après les années noires de la première guerre mondiale, voici les années d’espoir et d’effervescence révolutionnaires ! Cette nouvelle saga, explorant les années 1920, au Mexique d’abord, aux États-Unis ensuite, est en quelque sorte, non pas la suite, mais le prolongement lumineux de Notre Mère la guerre. Finie la vieille Europe, vive le Nouveau Monde !  

ROMANS

Un paquebot dans les arbres. Valentine GOBY. Éditions Actes Sud, 17 août 2016.

Présentation de l'éditeur:

Au milieu des années 1950, Mathilde sort à peine de l’enfance quand la tuberculose envoie son père et, plus tard, sa mère au sanatorium d’Aincourt. Cafetiers de La Roche-Guyon, ils ont été le cœur battant de ce village des boucles de la Seine, à une cinquantaine de kilomètres de Paris.

Doué pour le bonheur mais totalement imprévoyant, ce couple aimant est ruiné par les soins tandis que le placement des enfants fait voler la famille en éclats, l’entraînant dans la spirale de la dépossession. En ce début des Trente Glorieuses au nom parfois trompeur, la Sécurité sociale protège presque exclusivement les salariés, et la pénicilline ne fait pas de miracle pour ceux qui par insouciance, méconnaissance ou dénuement tardent à solliciter la médecine.

À l’âge où les reflets changeants du fleuve, la conquête des bois et l’insatiable désir d’être aimée par son père auraient pu être ses seules obsessions, Mathilde lutte sans relâche pour réunir cette famille en détresse, et préserver la dignité de ses parents, retirés dans ce sanatorium – modèle architectural des années 1930 –, ce grand paquebot blanc niché au milieu des arbres.

Pourquoi? Parce que Valentine Goby!

Une bouche sans personne. Gilles MARCHAND. Éditions Aux Forges de Vulcain, collection "Fiction", 25 août 2016.

Présentation de l'éditeur:

Un comptable se réfugie la journée dans ses chiffres et la nuit dans un bar où il retrouve depuis dix ans les mêmes amis. Le visage protégé par une écharpe, on ne sait rien de son passé. Pourtant, un soir, il est obligé de se dévoiler. Tous découvrent qu’il a été défiguré. Par qui, par quoi?

Il commence à raconter son histoire à ses amis et à quelques habitués présents ce soir-là. Il recommence le soir suivant. Et le soir d’après. Et encore. Chaque fois, les clients du café sont plus nombreux et écoutent son histoire comme s’ils assistaient à un véritable spectacle. Et, lui qui s’accrochait à ses habitudes pour mieux s’oublier, voit ses certitudes se fissurer et son quotidien se dérégler. Il jette un nouveau regard sur sa vie professionnelle et la vie de son immeuble qui semblent tout droit sortis de l’esprit fantasque de ce grand-père qui l’avait jusque-là si bien protégé du traumatisme de son enfance.

Léger et aérien en apparence, ce roman déverrouille sans que l’on y prenne garde les portes de la mémoire. On y trouve les Beatles, la vie étroite d’un comptable enfermé dans son bureau, une jolie serveuse, un tunnel de sacs poubelle, des musiciens tziganes, une correspondance d’outre-tombe, un grand-père rêveur et des souvenirs que l’on chasse mais qui reviennent. Un livre sur l’amitié, sur l’histoire et ce que l’on décide d’en faire. Riche des échos de Vian, Gary ou Pérec, lorgnant vers le réalisme magique, le roman d’un homme qui se souvient et survit – et devient l’incarnation d’une nation qui survit aux traumatismes de l’Histoire.

Pourquoi? Car j'aime les histoires qui entremêlent la petite, l'individuelle, la familiale et qui s'en va par cercles grandissant jusqu'à la Grande. C'est dans ce sens que ce roman va, bien qu'il faille prendre l'histoire à revers, qui tel un ouragan immense en haut, va décroissant pour emporter les petites.

Chanson douce. Leïla Slimani. Gallimard, collection "Blanche", 18 août 2016.

Présentation de l'éditeur:

Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un cabinet d'avocats, le couple se met à la recherche d'une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu'au drame.

À travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c'est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l'amour et de l'éducation, des rapports de domination et d'argent, des préjugés de classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant.

Pourquoi? Parce que je suis une maman et que cela me semble aux antipodes de ce que je suis et ressens.

Grâce aux Matches de la Rentrée Littéraire organisés par Price Minister, je vais avoir la chance de pouvoir lire ce roman! Je suis très contente! Pour plus d'infos sur cet évènement auquel je participe pour la troisième fois, RDV ICI!

Let it snowCollectif d'auteurs: Isabelle ALEXIS, Tonie BEHAR, Adèle BREAU, Sophie HENRIONNET, Marianne LEVY et Marie VAREILLE. Pour Amazon Kindle. novembre 2016.

Présentation de l'éditeur:

Noël, cette fête qu’on adore détester ou qu’on déteste adorer !

Réunion familiale ou tête à tête foireux, de Paris à New York en passant par l’Italie, on peut y vivre des crush ou des clash, qu’importe ! La magie sera toujours au rendez-vous ! Alors… Let it snow !

Six nouvelles romantiques, plus ou moins courtes, dans l'esprit de Noël, qui se déroulent toutes un soir de Réveillon. Il y est question de famille, de repas, d'amours, de neiges...

D'avenir... en souvenirs. Entre Corse et Cameroun. Une vie sous le signe de la nature, du sport et de l’amitié. Jean-Pierre TOSI. Editions Librinova, 28 septembre 2016.

 
Présentation de l'éditeur:
 
« D’avenir… en souvenirs », cet ouvrage retrace toutes les étapes d’une vie hors du commun : comment le petit berger corse d’Argiusta-Moriccio est devenu, à la force du poignet, radioélectricien spécialiste du morse et de la radiogoniométrie, puis
propriétaire en famille du café-restaurant « Le Cintra » lieu de rencontres incontournable des années 85 de Yaoundé et enfin, haut cadre du PMUC au Cameroun, avec, parallèlement, une vie sportive intense (directeur technique adjoint de l’équipe olympique de ball-trap pour les Jeux de 1976) et une grande pratique de la chasse, au sens noble du terme. Composé d’anecdotes aussi diverses que passionnantes, il nous fait partager, dans un style vivant non dénué d’humour, un quotidien d’exception.

Crimes parfaits. Ricardo STRAFACCE. Editions Zinnia, août 2016

Présentation de l'éditeur:

Le football : un univers auquel nul n’échappe ou ne réchappe.

Mais, qu’est-ce qui fait ou défait la notoriété d’un joueur de football, qui motive les transactions fabuleuses dont il fait l’objet, les espoirs collectifs qu’il porte, les plans diaboliques dont il peut devenir la victime...

Agent, joueur, entraineur, supporters, épouses, rien n’est oublié par l’auteur dès lors qu’on cherche à déterminer où se situent les manipulations médiatiques, humaines, fictionnelles, quand la Vérité n’est que pure invention, sans cesse adaptable, ambivalente, en fonction des éléments d’une réalité rendue équivoque.

Un roman cocasse, enlevé, au regard joueur et provocateur.

La leçon d'écriture. Jean-Pierre TAUREL. 5 sens Editions, novembre 2016.

Présentation:

Ce roman a vu le jour dans la quiétude de la bibliothèque Mazarine, à l’Institut de France. Peut-être ais-je pensé en entrant dans cette illustre maison que la proximité des grands auteurs pourrait me souffler inspiration et talent ... “La leçon d’écriture”, est la 6° fiction née de mes rêveries parisiennes. Elle débute dans une tranchée en 1914 où deux jeunes soldats écrivent entre les attaques allemandes. Les deux amis, constatent très vite qu’ils ont le même graphisme et s’amusent à inverser les destinataires de leurs courriers... La guerre rend fou lorsqu’on plie le dos sous les bombes avec pour seul horizon la poussière et la boue... Dans ces moments terribles, on ne rêve que de douceur et d’amour, cet amour fût-il épistolaire...

Sur cette terre comme au ciel. Davide Enia. Editions Albin Michel, août 2016.

Présentation de l'éditeur:

Palerme, années 1980. Comme tous les garçons de son âge, Davidù, neuf ans, fait l’apprentissage de la vie dans les rues de son quartier. Amitiés, rivalités, bagarres, premiers émois et désirs pour Nina, la fillette aux yeux noirs qui sent le citron et le sel, et pour laquelle il ira jusqu’à se battre sous le regard fier de son oncle Umbertino. Car si Pullara, Danilo, Gerruso rêvent de devenir ouvrier ou pompiste comme leurs pères, Davidù, qui n’a pas connu le sien, a hérité de son talent de boxeur.
 
Entre les légendes du passé et les ambitions futures, le monde des adultes et la poésie de l’enfance, Davide Enia, finaliste du prix Strega, tisse le destin d’une famille italienne, de l’après-guerre aux années 90, à travers trois générations d’hommes dont le jeune Davidù incarne les rêves. Entremêlant leurs histoires avec brio, il dresse un portrait vibrant de sa terre, la Sicile, et de ceux qui l’habitent.

Petit pays. Gaël FAYE. Éditions Grasset, collection "Roman", 24 août 2016.

LU

Lauréat du 15e Prix du Roman Fnac.

Présentation de l'éditeur:

En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite sœur, Ana, dans un confortable quartier d’expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce « petit pays » d’Afrique brutalement malmené par l’Histoire. Gabriel voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l’envahit, l’imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français…

« J’ai écrit ce roman pour faire surgir un monde oublié, pour dire nos instants joyeux, discrets comme des filles de bonnes familles: le parfum de citronnelle dans les rues, les promenades le soir le long des bougainvilliers, les siestes l’après-midi derrière les moustiquaires trouées, les conversations futiles, assis sur un casier de bières, les termites les jours d’orages... J’ai écrit ce roman pour crier à l’univers que nous avons existé, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu’à le rester avant d'être expédiés aux quatre coins du monde et de devenir une bande d’exilés, de réfugiés, d’immigrés, de migrants. » Avec un rare sens du romanesque, Gaël Faye évoque les tourments et les interrogations d’un enfant pris dans une Histoire qui le fait grandir plus vite que prévu. Nourri d’un drame que l’auteur connaît bien, un premier roman d’une ampleur exceptionnelle, parcouru d’ombres et de lumière, de tragique et d’humour, de personnages qui tentent de survivre à la tragédie.

Pourquoi? Car j'aime les histoires familiales qui se mêlent l'histoire d'un pays, d'une époque, aussi tragique soit-elle. Et que le Rwanda fait forcément écho, et notamment au roman de Naomi Benaron, Courir sur la faille, que j'avais tant aimé.

Les Contes défaits. Oscar LALO. Éditions Belfond, 8 août 2016.

Présentation de l'éditeur:

"Peau d'âme, noire neige, le petit poussé... Il était zéro fois..." c'est ainsi que commencent Les contes défaits.

L'histoire est celle d'un enfant et de l'adulte qu'il ne pourra pas devenir.

Je suis sans fondations. Ils m'ont bâti sur du néant. Je suis un locataire du vide, insondable et sans nom, qui m'empêche de mettre le mien. La page reste blanche car tout ce qui s'y inscrit s'évapore. Sans rien dire jamais de ce qui ne se montre pas, loin de la honte et de la négation, Oscar Lalo convoque avec ses propres mots, pourtant universels, la langue sublime du silence...

Et c'est en écrivant l'indicible avec ce premier roman qu'il est entré de façon magistrale en littérature.

Pourquoi? Pour le titre, puis parce que j'adore les contes et leurs détournements, et que ce résumé me touche beaucoup.

La Soledad. Natalio GRUESO. Éditions Presses de la Cité, 1er septembre 2016.

Présentation de l'éditeur:

Une aventure débordant d'imagination où se rejoignent le désir, la gratitude, la justice et les rêves.

Bruno Labastide est venu s'installer à Venise, dans le quartier de Dorsoduro, au terme d'une vie bien remplie durant laquelle il n'a cessé de voyager. Cela fait bien un an qu'il y réside lorsque, un jour, il voit une jeune Japonaise d'une beauté stupéfiante passer devant le café où il a ses habitudes. C'est le coup de foudre. Mais cette dernière, Keiko, ne lui concédera une nuit d'amour que s'il parvient à l'émouvoir avec un poème ou une histoire... Mais par laquelle commencer ?

Natalio Grueso signe un superbe roman mosaïque aux récits enchâssés et nous entraîne avec poésie aux quatre coins du monde.

Pourquoi? Pour le titre (j'adore ce mot, sa prononciation, sa traduction et ce prénom), et pour le dilemme que pose l'histoire.

La Salle d’attente. Tsou YING-SHAN. Editiosn Piranha, 1er septembre 2016.

Présentation de l'éditeur:

Dans la salle d'attente d'une administration, un homme patiente. Plus qu'un visa, ce sont des réponses au sens de sa vie qu'il espère...

Xu Mingzhang a rencontré son épouse à l’université de Taipei. Leurs amis ont bien du mal à comprendre ce qui les unit : c’est une étudiante ambitieuse et très en vue, alors que lui est réservé, toujours plongé dans ses livres. Il la suit pourtant en Allemagne où il s’enferme peu à peu dans un monde intérieur fait de lectures et de silences. Jusqu’au jour où elle lui annonce qu’elle le quitte. Désormais installé seul à Berlin, il attend qu’une fonctionnaire décide ou non de prolonger son visa et surtout, de trouver un sens à sa vie, loin de son île natale.

Pourquoi? pour le titre et la tristesse qui se dégage du résumé.

Nos âmes la nuit. Kent HARUF. Éditions Robert Laffont, 1 septembre 2016.

Présentation de l'éditeur:

Dans la petite ville de Holt, Colorado, dans une Amérique profonde et isolée, Addie, une septuagénaire, veuve depuis des décennies, fait une étrange proposition à son voisin, Louis, également veuf : voudrait-il bien passer de temps à autre la nuit avec elle, simplement pour parler, pour se tenir compagnie ? La solitude est parfois si dure... Bravant les cancans, Louis se rend donc régulièrement chez Addie. Ainsi commence une très belle histoire d'amour, lente et paisible, faite de confidences chuchotées dans la nuit, de mots de réconfort et d'encouragement. Une nouvelle jeunesse apaisée, toute teintée du bonheur de vieillir ensemble.

Mais voilà, les choses ne vont pas se passer si simplement, les cancans vont bon train, et les familles s'en mêlent... Que va-t-il advenir de cette bulle de douceur si précieuse qu'Addie et Louis avaient réussi à construire ?

Pourquoi? Car la solitude de la vieillesse me fait peur.

The Girls. Emma Cline. Éditions de la Table Ronde, 25 août 2016.

Présentation de l'éditeur:

Nord de la Californie, fin des années 1960. Evie Boyd, quatorze ans, vit seule avec sa mère. Fille unique et mal dans sa peau, elle n'a que Connie, son amie d'enfance. Lorsqu'une dispute les sépare au début de l'été, Evie se tourne vers un groupe de filles dont la liberté, les tenues débraillées et l'atmosphère d'abandon qui les entoure la fascinent. Elle tombe sous la coupe de Suzanne, l'aînée de cette bande, et se laisse entraîner dans le cercle d'une secte et de son leader charismatique, Russell. Caché dans les collines, leur ranch est aussi étrange que délabré, mais, aux yeux de l'adolescente, il est exotique, électrique, et elle veut à tout prix s'y faire accepter. Tandis qu'elle passe de moins en moins de temps chez sa mère et que son obsession pour Suzanne va grandissant, Evie ne s'aperçoit pas qu'elle s'approche inéluctablement d'une violence impensable.

Dense et rythmé, le premier roman d'Emma Cline est saisissant de perspicacité psychologique. Raconté par une Evie adulte mais toujours cabossée, il est un portrait remarquable des filles comme des femmes qu'elles deviennent.

Pourquoi? Pour la dernière phrase du résumé .

Féminine. Emilie GUILLAUMIN. Editions fayard, 24 août 2016.

Présentation de l'éditeur:

Emma Linarès voulait que sa vie soit intense. Voire héroïque. Grande lectrice, elle se rêvait en personnage de roman.

Un jour, après y avoir longuement songé, elle a franchi le portail intimidant d’un camp militaire. L’armée. N’était-ce pas là que se vivaient les dernières aventures ?

Sans doute. Mais seulement quand elle aurait appris à s’habiller en moins de cinq minutes, à ramper dans la boue, à se mettre au garde-à-vous, à nommer chaque pièce de son fusil d’assaut et à chanter sa nostalgie virile pour une belle blonde restée au pays…

Pourquoi? Parce que l'armée m'a toujours fascinée.

Les mains lâchées. Anaïs LLOBET. Éditions Plon, 18 aout 2016.

Présentation de l'éditeur:

Une vague monstrueuse, soulevée par un typhon meurtrier, dévaste les Philippines en quelques minutes et ravage sa myriade d’îles.

Sur l’une d’elles, Madel reprend connaissance, seule au milieu du chaos. Jan, l’homme qu’elle aime, a disparu. Et elle a lâché la main de l’enfant qu’il lui avait confié.

Au prix d’une difficile anesthésie des sentiments, la jeune journaliste se plonge dans son travail, en équilibre entre information et voyeurisme, quand tous les médias du monde se tournent vers les Philippines.

Recueillir la parole survivante, nouer des liens avec les rescapés, c’est conjurer la mort. Mais un typhon de cette violence ne laisse jamais en paix ceux qu’il a épargnés.

Pourquoi? Car ceci fait forcément référence à un autre drame, bien réel.

POLICE. Hugo Boris. Editions Grasset, 24 août 2016.

Présentation de l'éditeur:

Ils sont gardiens de la paix. Des flics en tenue, ceux que l’on croise tous les jours et dont on ne parle jamais, hommes et femmes invisibles sous l’uniforme.

Un soir d’été caniculaire, Virginie, Érik et Aristide font équipe pour une mission inhabituelle : reconduire un étranger à la frontière. Mais Virginie, en pleine tempête personnelle, comprend que ce retour au pays est synonyme de mort. Au côté de leur passager tétanisé, toutes les certitudes explosent. Jusqu’à la confrontation finale, sur les pistes de Roissy-Charles-de-Gaulle, où ces quatre vies s’apprêtent à basculer.

En quelques heures d’un huis clos tendu à l’extrême se déploie le suspense des plus grandes tragédies. Comment être soi, chaque jour, à chaque instant, dans le monde tel qu’il va ?

Pourquoi? Parce que c'est d'actualité, terriblement d'actualité.

Ma part de Gaulois. Magyd CHERFI. Éditions Actes Sud, août 2016.

Présentation de l'éditeur:

C’est l’année du baccalauréat pour Magyd, petit Beur de la rue Raphaël, quartiers nord de Toulouse. Une formalité pour les Français, un événement sis mi que pour l’“indigène”. Pensez donc, le premier bac arabe de la cité. Le bout d’un tunnel, l’apogée d’un long bras de fer avec la fatalité, sous l’incessante pres sion énamourée de la toute-puissante mère et les quolibets goguenards de la bande. Parce qu’il ne fait pas bon pas ser pour un “intello” après l’école, dans la périphérie du “vivre ensemble” – Magyd et ses inséparables, Samir le militant et Momo l’artiste de la tchatche, en font l’expérience au quotidien.

Entre soutien scolaire aux plus jeunes et soutien mo ral aux fi lles cadenassées, une génération joue les grands frères et les ambassadeurs entre familles et société, tout en se cherchant des perspectives d’avenir exaltantes. Avec en fond sonore les rumeurs accompa gnant l’arrivée au pouvoir de Mitterrand, cette chro nique pas dupe d’un triomphe annoncé à l’arrière-goût doux-amer capture un rendez-vous manqué, celui de la France et de ses banlieues.

Avec gravité et autodérision, Ma part de Gaulois raconte les chantiers permanents de l’identité et les impasses de la république. Souvenir vif et brûlant d’une réalité qui persiste, boite, bégaie, incarné par une voix unique, énergie et lucidité intactes. Mix solaire de rage et de jubilation, Magyd Cherfi est ce produit made in France authentique et hors normes : nos quatre vérités à lui tout seul !

Pourquoi? Pour la référence du titre à "mes ancêtres les Gaulois", parce qu'ancien membre des Zebda et que le propos m'intéresse. J'aime lire les parcours de vie.

L'insouciance. Karine TUIL. Éditions Gallimard, collection "Blanche", 18 août 2016.

Présentation de l'éditeur:

De retour d’Afghanistan où il a perdu plusieurs de ses hommes, le lieutenant Romain Roller est dévasté. Au cours du séjour de décompression organisé par l’armée à Chypre, il a une liaison avec la jeune journaliste et écrivain Marion Decker. Dès le lendemain, il apprend qu’elle est mariée à François Vély, un charismatique entrepreneur franco-américain, fils d’un ancien ministre et résistant juif. En France, Marion et Romain se revoient et vivent en secret une grande passion amoureuse. Mais François est accusé de racisme après avoir posé pour un magazine, assis sur une œuvre d’art représentant une femme noire. À la veille d’une importante fusion avec une société américaine, son empire est menacé. Un ami d’enfance de Romain, Osman Diboula, fils d’immigrés ivoiriens devenu au lendemain des émeutes de 2005 une personnalité politique montante, prend alors publiquement la défense de l’homme d’affaires, entraînant malgré lui tous les protagonistes dans une épopée puissante qui révèle la violence du monde.

Pourquoi? Parce qu'oxymore entre le titre et le sujet du roman.

Règne animal. Jean-Baptiste DEL AMO. Éditions Gallimard, collection "Blanche", Gallimard, 18 août 2016.

Présentation de l'éditeur:

Règne animal retrace, du début à la fin du vingtième siècle, l’histoire d’une exploitation familiale vouée à devenir un élevage porcin. Dans cet environnement dominé par l’omniprésence des animaux, cinq générations traversent le cataclysme d’une guerre, les désastres économiques et le surgissement de la violence industrielle, reflet d’une violence ancestrale. Seuls territoires d’enchantement, l'enfance – celle d’Éléonore, la matriarche, celle de Jérôme, le dernier de la lignée – et l’incorruptible liberté des bêtes parviendront-elles à former un rempart contre la folie des hommes?

Règne animal est un grand roman sur la dérive d’une humanité acharnée à dominer la nature, et qui dans ce combat sans pitié révèle toute sa sauvagerie – et toute sa misère.

Pourquoi? Car mon végétarisme qui a interpellé par le titre puis par le résumé et l'extrait lu.

Tropique de la violence. Nathacha APPANAH. Éditions Gallimard, collection "Blanche", Gallimard, 25 août 2016.

Présentation de l'éditeur:

«Ne t’endors pas, ne te repose pas, ne ferme pas les yeux, ce n’est pas terminé. Ils te cherchent. Tu entends ce bruit, on dirait le roulement des barriques vides, on dirait le tonnerre en janvier mais tu te trompes si tu crois que c’est ça. Écoute mon pays qui gronde, écoute la colère qui rampe et qui rappe jusqu’à nous. Tu entends cette musique, tu sens la braise contre ton visage balafré? Ils viennent pour toi.»

Tropique de la violence est une plongée dans l’enfer d’une jeunesse livrée à elle-même sur l’île française de Mayotte, dans l’océan Indien. Dans ce pays magnifique, sauvage et au bord du chaos, cinq destins vont se croiser et nous révéler la violence de leur quotidien.

Pourquoi? Parce que l'auteure nous parle de migration et de jeunesse, d'un envers du décor et que j'aime les narrations dans lesquelles les portraits se croisent.

En vie. David WAGNER. Editions Piranha, 18 août 2016.

Présentation de l'éditeur:

En vie est le roman d’une greffe. Un livre touchant et édifiant sur la mort et la maladie mais aussi sur les secondes chances que donne parfois la vie.

La sonnerie du téléphone retentit peu après deux heures. Une voix annonce : Nous avons un foie pour vous. C’est l’appel que l’homme à l’autre bout du fil attendait et redoutait. A t-il désormais un autre choix que d'aller de l’avant, ne serait-ce que pour sa fille ? Il se rend à l’hôpital.

En vie est l’histoire de la transplantation d'un homme. Le récit des jours et des nuits passés à l’hôpital et du défilé ininterrompu des patients avec qui il partage sa chambre, de leurs histoires et de leurs confessions. Allongé sur son lit, ce vaisseau spatial blanc grâce auquel il voyage à travers ses souvenirs et ses rêves, ses pensées le ramènent constamment à des questions cruciales : Sa vie vaut-elle la peine ? Quelle est son sens ? Qui est mort pour qu’il puisse vivre ?

Pourquoi? Parce que je crois qu'on se pose tous, un jour ou l'autre, la même question que celle soulevée par le narrateur.

Repose-toi sur moi. Serge JONCOUR. Éditions Flammarion, 17 août 2016.

Présentation de l'éditeur:

Aurore est styliste et mère de famille. Ludovic est un ancien agriculteur reconverti dans le recouvrement de dettes. Ils partagent la cour de leur immeuble parisien et se rencontrent car des corbeaux s'y sont installés. Leurs divergences pour régler ce problème les mènent à l'affrontement mais ils finissent par apprendre à se connaître.

Pourquoi? Pour l'extrait lu dans le magazine LIRE de juillet-août.

Éclipses japonaises. Eric FAYE. Éditions du Seuil, 18 août 2016.

Présentation de l'éditeur:

En 1966, un GI américain s'évapore lors d’une patrouille dans la zone démilitarisée, entre les deux Corées.

À la fin des années 1970, sur les côtes japonaises, des hommes et des femmes, de tous âges et de tous milieux, se volatilisent. Parmi eux, une collégienne qui rentrait de son cours de badminton, un archéologue qui s'apprêtait à poster sa thèse, une future infirmière qui voulait s'acheter une glace. « Cachés par les dieux », ainsi qualifie-t-on en japonais ces disparus qui ne laissent aucune trace, pas un indice, et qui mettent en échec les enquêteurs.

En 1987, le vol 858 de la Korean Air explose en plein vol. Une des terroristes, descendue de l'avion lors d'une escale, est arrêtée. Elle s'exprime dans un japonais parfait. Pourtant, la police finit par identifier une espionne venue tout droit de Corée du Nord.

Longtemps plus tard, le lien entre ces affaires remontera à la surface, les résolvant du même coup. Par la grâce de la fiction, Éric Faye saisit l'imaginaire et la vie secrète de ces destins dévorés par un pays impénétrable et un régime ultra autoritaire.

Né en 1963, Éric Faye est l'auteur de romans, récits de voyages, essais et nouvelles. En 2010, il reçoit le Grand Prix du roman de l'Académie française pour Nagasaki, traduit dans une vingtaine de langues. En 2012, il est lauréat de la Villa Kujoyama à Kyoto, une expérience transcrite dans un journal, Malgré Fukushima.

Pourquoi? Pour le titre, puis le résumé.

Voici venir les rêveurs. Imbolo MBUE. Éditions Belfond, 18 août 2016.

Présentation de l'éditeur:

Drôle et poignante, l'histoire d'une famille camerounaise émigrée à New York. Porté par une écriture à la fraîcheur et à l'énergie exceptionnelles, un roman plein de générosité, d'empathie et de chaleur sur le choc des cultures, les désenchantements de l'exil et les mirages de l'intégration. Un pur joyau, par une des nouvelles voix afropolitaines les plus excitantes du moment.

L'Amérique, Jende Jonga en a rêvé. Pour lui, pour son épouse Neni et pour leur fils Liomi. Quitter le Cameroun, changer de vie, devenir quelqu'un. Obtenir la Green Card, devenir de vrais Américains. Ce rêve, Jende le touche du doigt en décrochant un job inespéré : chauffeur pour Clark Edwards, riche banquier à la Lehman Brothers.

Au fil des trajets, entre le clandestin de Harlem et le big boss qui partage son temps entre l'Upper East Side et les Hamptons va se nouer une complicité faite de pudeur et de non-dits.

Mais nous sommes en 2007, la crise des subprimes vient d'éclater. Jende l'ignore encore : en Amérique, il n'y a guère de place pour les rêveurs...

Pourquoi? Parce que ce roman décrit l'envers du décor.

Anatomie d'un soldat. Harry PARKER. Editions Christian Bourgois, 25 août 2016.

Présentation de l'éditeur:

Le jeune capitaine britannique Tom Barnes est envoyé en mission dans une zone de conflit. Au retour d'une patrouille nocturne, il marche sur un engin explosif improvisé et est immédiatement rapatrié en Angleterre. Débute alors un autre combat tant psychologique que physique durant lequel le héros va parvenir à surmonter « ce à quoi l'on ne pouvait survivre » grâce à l'aide non seulement des médecins, mais aussi de sa famille ainsi que de l'être aimé.

Raconté tour à tour par quarante-cinq objets - garrot, sac à main, gilet pare-balles, verre de bière, prothèse, miroir, sac d'engrais, vélo, pile électrique, basket blanche... - conçus pour assister, observer ou nuire, ce récit est un tour de force qui nous fait découvrir de manière inédite le destin et les pensées profondes des acteurs du conflit et de leurs proches, qu'ils soient patriotes ou fanatiques, cyniques ou manipulés, bienveillants ou éblouis par l'idéalisme de la jeunesse.

Chronique singulière et néanmoins réaliste, Anatomie d'un soldat est en outre un témoignage saisissant et chargé d'émotion : celui de la reconquête de soi-même, de cette dignité et de cette force qui sont le propre de l'Humain.

Pourquoi? Car j'aime les récits de guerre comme de ses conséquences, surtout quand celui-ci prend des allures d'autobiographie.

Station eleven. Emily ST. JOHN MANDEL Editions Payot/Rivages, 24 août 2016.

Présentation de l'éditeur:

Dans un monde où la civilisation s’est effondrée suite à une pandémie foudroyante, une troupe d’acteurs et de musiciens nomadise entre de petites communautés de survivants pour leur jouer du Shakespeare. Un répertoire qui en est venu à représenter l’espoir et l’humanité au milieu de la désolation.

Le roman évènement de la rentrée littéraire, finaliste du National Book Award aux Etats-Unis, qui fera date dans l'histoire de la littérature d'anticipation.

500 000 exemplaires vendus en Amérique du Nord, 150 000 dans les îles Britanniques. «

Profondément mélancolique, mais magnifiquement écrit, et merveilleusement élégiaque. » George R. R. Martin

« Mandel est capable de faire ressentir l’intense émotion d’existences fauchées par une époque terrible. » The New York Times.

Pourquoi? Pour le résumé.

Désorientale. Négar DJAVADI. Editions Diana Levi, 25 août 2016.

Présentation de l'éditeur:

Si nous étions en Iran, cette salle d’attente d’hôpital ressemblerait à un caravansérail, songe Kimiâ. Un joyeux foutoir où s’enchaîneraient bavardages, confidences et anecdotes en cascade. Née à Téhéran, exilée à Paris depuis ses dix ans, Kimiâ a toujours essayé de tenir à distance son pays, sa culture, sa famille. Mais les djinns échappés du passé la rattrapent pour faire défiler l’étourdissant diaporama de l’histoire des Sadr sur trois générations: les tribulations des ancêtres, une décennie de révolution politique, les chemins de traverse de l’adolescence, l’ivresse du rock, le sourire voyou d’une bassiste blonde…

Une fresque flamboyante sur la mémoire et l’identité; un grand roman sur l’Iran d’hier et la France d’aujourd’hui.

Pourquoi? Histoire de racines, de déracinements, de filiation, de lieux.

Brève histoire de sept meurtres. Marlon JAMES. Editions Albin Michel, 17 août 2016.

Présentation de l'éditeur:

Kingston, 3 décembre 1976. Deux jours avant un concert en faveur de la paix organisé par le parti au pouvoir, dans un climat d’extrême tension politique, sept hommes armés font irruption au domicile de Bob Marley. Le chanteur est touché à la poitrine et au bras. Pourtant, à la date prévue, il réunit 80 000 personnes lors d’un concert historique.

Construit comme une vaste fresque épique abritant plusieurs voix et des dizaines de personnages, ce livre monumental, couronné par le Man Booker Prize 2015, nous entraîne en Jamaïque et aux États-Unis, des années 1970 à nos jours. Convoquant hommes politiques, journalistes, agents de la CIA, barons de la drogue et membres de gangs, il s’interroge avec force sur les éternelles questions du pouvoir, de l’argent, de la politique et de la violence du monde.

S’affirmant ici comme le fils spirituel de Toni Morrison et James Ellroy, Marlon James signe un livre hors normes, tour à tour sombre, drôle, cru, et toujours passionnant, signe d'une rare ambition littéraire et d’un talent prodigieux.

Pourquoi? Titre antinomique et roman qui mêle plusieurs histoires.

L'administrateur provisoire. Alexandre SEURAT. Éditions du Rouergue, août 2016.

Présentation de l'éditeur:

Découvrant au début du récit que la mort de son jeune frère résonne avec un secret de famille, le narrateur interroge ses proches, puis, devant leur silence, mène sa recherche dans les Archives nationales. Il découvre alors que son arrière-grand-père a participé à la confiscation des biens juifs durant l’Occupation. Le récit tente d'éclairer des aspects historiques souvent négligés jusqu'à récemment, l’aryanisation économique de la France de Vichy, crime longtemps refoulé par la mémoire collective. Une enquête à la fois familiale et historique bouleversante, s’appuyant sur des documents réels.

Pourquoi? Parce qu'histoire de famille.

Que d'envies! Déjà 26 et d'autres encore susceptibles d'arriver, comme toujours :-)

Et vous, quels livres vous attirent ?

Pour voir la liste des participants au challenge de Sophie et leurs titres, rdv ici !

Belles lectures et découvertes !

Blandine.

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jour,

 

Rédigé par Blandine

Publié dans #Rentrée Littéraire 2016, #PAL 2016, #PAL 2017

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Commenter cet article

Sophie Hérisson 20/09/2016 17:19

J'ai plusieurs titre en commun avec toi :) Belle liste en tout cas, je te souhaite de belles découvertes !

Blandine 21/09/2016 10:27

Merci beaucoup Sophie :-) Pour toi aussi!

Nancy 16/09/2016 23:09

Bravo pour ce nouveau challenge Blandine !
Beaucoup de titres m'interpellent mais le trio que je choisirais serait
Un paquebot dans les arbres
Les mains lâchées
En vie
pour les mêmes raisons que les vôtres, pour leur thèmes et leurs résonnances.
Belle soirée à vous !

Blandine 17/09/2016 14:10

Merci beaucoup Nancy!
;-)
Je vais bientôt commencer le roman de Valentine Goby, j'ai hâte!
Belle journée à vous!

Nathalie 16/09/2016 19:30

J'ai lu "la salle d'attente", je suis curieuse de voir ce que tu en penseras... ;)

Blandine 17/09/2016 14:05

;-)