D'avenir... en souvenirs. Entre Corse et Cameroun. Une vie sous le signe de la nature, du sport et de l’amitié. Jean-Pierre TOSI - 2016

Publié le 8 Janvier 2017

D'avenir... en souvenirs

Entre Corse et Cameroun.

Une vie sous le signe de la nature, du sport et de l’amitié.

Jean-Pierre TOSI

Editions Librinova, 28 septembre 2016.

Lu sur liseuse

Thèmes : Corse, Cameroun, France, amitié, sport, chasse,, nature, famille.

 

C’est le titre de ce livre publié en auto-édition qui m’a attirée.

Un titre (avec ses trois points de suspension) infiniment poétique, promesse de partage et de transmission.

Attirance accentuée par le sous-titre avec sa référence à la Corse et à la nature.

Il est toujours intéressant de pouvoir découvrir la vie et le parcours de quelqu’un, même, et peut-être davantage, s'il est anonyme, avec ses épreuves, réussites et passions.

Ainsi, Jean-Pierre Tosi nous livre ici, en trois parties, ses mémoires, très simplement, sans fioritures ni formules littéraires empesées et avec pudeur, bien qu’il soit parfois « trop gentillet » en répétant souvent combien tous l’adorent ou l’apprécient.

Orphelin de père (mort à la guerre), Jean-Pierre Tosi est élevé par sa mère dans le petit village d’Argiusta-Moriccio en Corse-du-Sud auprès de ses grands-parents, pour qui il va garder les troupeaux de chèvre le matin avant d’aller à l’école, puis en rentrant.

Il y développe son goût pour la nature, le ball-trapp (il participe à de nombreuses compétitions aux côtés, notamment, de Michel Carrega) et la chasse, qu’il gardera toute sa vie.

Comment ne pas être sensible aux changements imposés par le calendrier, dans cette Corse merveilleuse ? Mais les mots me manquent pour pouvoir m’exprimer davantage.

Sa mère l’emmène ensuite à Paris où il poursuit ses études, se passionne pour la radiogoniométrie, devient radioélectricien spécialiste du morse.

Il fait des rencontres puis épouse la femme de sa vie, Rose. Ce qu’il dit d’elle est très doux.

La vie lui offre une opportunité, une aventure singulière, en lui proposant de reprendre, en famille, le café-restaurant Le Cintra de Yaoundé au Cameroun au début des années 1980.

Le Cintra, selon un journal bien connu, « était le lieu de rencontre par excellence de la capitale, où se côtoyaient allègrement journalistes, ministres, avocats, noceurs, policiers, indics, artistes, sportifs, hommes d’affaires, ambassadeurs et leur suite, quels que soient leur ethnie et leur pays d’origine, bref toute l’intelligentsia avide de discussion. »

En parallèle, il écrit des poèmes, devient cadre du PMUC au Cameroun, et poursuit ses activités de ball-trapp (il devient notamment directeur technique adjoint de l’équipe olympique de ball-trap pour les Jeux de 1976) et de chasse.

J’avoue que je ne partage, ni même ne comprends, ce « loisir », cette « passion » qui entraîne la mort d’un animal pour ensuite le manger, lorsque cela n’approche pas d’une compétition (cf cet article sur la chasse en Corse-du-Sud en ce début janvier 2017)

On va dire, qu’au moins, lui sait d’où et comment provient sa viande à l’inverse de nombre de consommateurs de supermarché.

Alors j’ai pris ces pages comme des documentaires sur les paysages et la faune des différents lieux arpentés par l’auteur.

Je me suis intéressé à tous les animaux, reptiles et oiseaux, pour connaître leurs habitudes, leurs mœurs, leur mode de vie et de reproduction.
(…)
Ce qui compte pour nous, c’est la découverte, le dépaysement de vie de chaque pays, le regard sur la nature sauvage et le respect d’autrui. Le plaisir de la chasse n’est jamais pour nous le « plaisir de détruire » mais celui de regarder haut et loin l’horizon pour que notre passion soir inépuisable.

Au fil de ses souvenirs, l’auteur nous confie donc sa vie, intense et multiple, empreinte d'amitiés. Mais il me semble tout de même que ce livre a plus été écrit pour lui-même, voire sa famille ou cercle d’amis proches, que pour le grand public.

Il y a peu de noms, peu d’explications (je n’étais pas sûre de savoir ce qu’était le ball-trapp, internet m’a renseignée) ou de descriptions (sauf pour la chasse) ce qui fait que l’on ne suit pas toujours le fil ou ne se représente pas toujours les lieux. Les anecdotes s’enchaînent sans que l’on puisse s’y accrocher, s’y reconnaître.

La première partie, sur sa jeunesse, en Corse et à Paris, a ma préférence.

Jean-Pierre Tosi conclue son livre sur cette très belle citation de Roosevelt, que chacun pourrait faire sienne : « C’est dur d’échouer, mais c’est pire de n’avoir jamais essayé de réussir. »

Ce roman participe au Challenge "1% Rentrée Littéraire 2016" de Sophie Hérisson (27/18)

Belles lectures et découvertes,

Blandine.

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Rédigé par Blandine

Publié dans #2016, #Rentrée littéraire 2016, #Corse, #Romans français, #Nature, #Sport

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