Journal de guerre écologique. Hugo CLEMENT – 2020

Publié le 10 Octobre 2021

Journal de guerre écologique

Hugo CLEMENT

Éditions France Loisirs, juin 2021
208 pages

Thèmes : Document, Journalisme, Ecologie

Hugo Clément, est né en 1989. Il est un journaliste français, militant pour la cause animale et engagé dans la défense de l’environnement.
Il produit et anime la série documentaire Sur le Front (France Télévisions).
Il est aussi l’auteur de « Comment j’ai arrêté de manger les animaux » (non lu encore).

En matière d’autodestruction, nous sommes toujours sur la plus haute marche du podium.

Dans cet essai consacré au changement climatique et à l’environnement, Hugo Clément fait un état des lieux de la planète.
Sans aucun discours moralisateur ou accusateur, d’une manière très accessible et pourtant richement documentée, chiffrée, précise, il nous décrit dans quel état se trouvent plusieurs régions du monde, quelles traditions ou pratiques existent, les moyens mis en œuvre pour lutter contre, ou à l’inverse, faire qu’elles perdurent, la manière dont il est accueilli, par des militants, par des instances officielles, par la population.
Et malheureusement toujours ces maîtres-mots : argent et rentabilité.

Entre mai 2019 et mars 2020, il s’est rendu un peu partout dans le monde.
Dans des endroits que nous connaissons malheureusement (car dans les médias), mais aussi d’autres « proches » de chez nous (sans que l'on soupçonne ce qu'il se passe).
Ainsi va-t-il en Indonésie ; au Ghana ; au Mexique ; au Pôle Nord ; sur les îles Féroé ; dans le massif du Morvan ou dans le Jura, en France ; à Paris ; en Australie ; en Espagne ; au Costa Rica...
Pour nous décrire la déforestation, la pêche intensive, les chasseurs abusifs, le réchauffement climatique qui entraîne fonte des glaciers ou incendies ravageurs, le développement des mafias, la désinformation...

Souvent, il constate des populations prises dans un étau.
Souvent pauvres, elles n’ont pas d’autres choix, pour survivre, d’attenter à leur propre environnement. Et c’est bien en cela que c’est tragique.

La biodiversité est une immense chaîne dont nous ne sommes qu'un maillon. Sans les autres, nous tomberons.

Hugo Clément se sent investi, et nous le ressentons.
Parce qu’il est journaliste, habitant de cette planète, et père.
C’est d’ailleurs sous cet angle qu’il entame son essai : quelle planète sa fille connaîtra-t-elle ? Qu’allons-nous lui laisser ? A elle et aux enfants nés ou à naître ?
Cette interrogation, légitime, parentale et citoyenne, je la prolonge avec la question que Pierre Rabhi a posée en 2018 : « Quelle planète laisserons-nous à nos enfants, mais aussi quels enfants laisserons-nous à la planète ? » 

Journal de guerre écologique porte bien son titre ! Il n’est plus temps de parler, il est temps d’agir.

Posons-nous la question, dans chacun de nos gestes quotidiens ou dans notre parcours professionnel, de l'impact que nous pouvons avoir. Reconnectons-nous à l’essentiel, à ce qui nous permet de vivre sur cette planète.

Pour prolonger cette lecture, essentielle, je ne peux que vous recommander celle d’Impact d’Olivier Norek, qui apporte, qui sait ?, une réponse possible aux moyens d’action.
Comme la lecture du texte d’Akhenaton, le leader du groupe de rap français IAM, La faim de leur monde, qui répond à un texte du groupe qui date de 2015, La fin de leur monde.
A lire et/ou à écouter.

A lire aussi l’essai de Jonathan Safran Foer, L'avenir de la planète commence dans notre assiette (2019), ou la biographie jeunesse par Elise Fontenaille - Greta Thunberg: Sauvons la planète!

Cet essai participe au « Petit Bac 2021 » d’Enna pour ma 8e ligne, catégorie Objet, et le Challenge Halloween 2021 d'Hilde et Lou (catégorie Ecologie)

 

 

 

 

Belles lectures et découvertes !

Blandine

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N
Ce doit être très intéressant ! Une question cependant... Il voyage en avion ?
Répondre
B
Oui c'est aussi intéressant que triste.
La question peut se poser en effet, mais je ne crois pas qu'il faille penser en ces termes. Il faut bien que quelqu'un se rende aux quatre coins de la planète pour constater comment elle va, voir la conséquence de "nos" gestes à tous (que l'on ne soupçonne parfois même pas), ce qui est entrepris dans le mauvais comme dans le bon. Et quand on voit ce qu'il se passe (et parfois pas si loin de chez nous - exemple en Bretagne), je ne pense pas que le déplacement en avion soit le plus néfaste pour notre planète