C'est lundi, que lisez-vous? #204

Publié le 18 Juin 2018

Ce rendez-vous hebdomadaire consiste à vous présenter chaque lundi mes lectures passées, en cours et à venir en répondant à trois questions :-)

1/ Qu'ai-je lu la semaine passée ?

ALBUMS

Les Enquêtes de Sherlock Holmes - Le diadème de Béryls. Texte d'Arthur Conan Doyle et illustrations de Christel Espié. Editions Sarbacane.

Sherlock Holmes et le docteur Watson voient arriver chez eux un homme essoufflé et visiblement en panique. Banquier, il a accepté d'aider un client, qu'il ne peut nommer, en prenant sous sa responsabilité un bijou appartenant à la famille royale: le diadème de Béryls. Préférant l'avoir toujours avec lui, il le ramène chez lui, le met dans son vieux coffre, mais en parle à son fils et à sa nièce.

Pendant la nuit, un grand bruit le réveille et il découvre son fils avec le joyau dans sa main, cassé et sur lequel des béryls manquent... Le coupable semble tout indiqué mais cela ne résout pas ses problèmes...

Une enquête haletante pour laquelle Sherlock Holmes se met vraiment en scène, sublimée par de superbes peintures.

Je vous en parle davantage samedi!

BD

Invisible. Scénario de Charlotte BOUSQUET et dessins de Stéphanie RUBINI. GulfStream Editeur,

Cet album fait partie d'une série de 4, dédiés à l'univers du collège et aux thématiques que rencontrent les adolescents: l'amour, l'amitié, l'homosexualité, le harcèlement, la solitude, le désir d'être comme les autres, avec les autres...

Je vous en parle davantage mercredi.

Les Gardiens du Louvre. Jirô TANIGUCHI. Louvre Editions et Editions Futuropolis, novembre 2014

Cet album en couleurs, mais au sens de lecture japonais, nous emmène à Paris, au Louvre, mais aussi à Giverny, auprès des grandes œuvres de peinture, de sculpture mais aussi d'artistes. 

Sur le retour d'un festival de bandes dessinées à Barcelone, le narrateur décide aller à Paris pour visiter ses musées. Malade, il souffre de son mal et de sa solitude dans une chambre d'hôtel d'une ville étrangère. Profitant d'un répit, il se rend au Louvre, en sachant bien qu'il faut plus de deux jours pour le visiter.

Entre rêve et réalité, entre songe et onirisme, il découvre le lieu, rencontre les esprits qui l'habitent. Ces gardiens du Louvre qui veillent sur ce musée-monde, ses œuvres, son histoire et qui la transmettent à ceux qui savent les voir.  Ainsi, le narrateur est guidé par des figures tutélaires, sorties des œuvres ou ayant existé, des artistes comme des personnes moins connues mais qui ont su protéger les trésors immémoriaux du musée, comme par exemple lors de la Deuxième Guerre mondiale. 

Blacksad - Tome 5 - Amarillo. Juan DIAZ CANALES et Juanjo GUARNIDO. Editions Dargaud, novembre 2013

Encore à la Nouvelle-Orléans, Blacksad se retrouve à nouveau sans travail et voit partir Weekly, que son chef rappelle. En partant, son dernier lui remet son appareil photo, car Blacksad lu a dit que son grand-père était photographe.

Sur le parking, un homme d'affaires vient de laisser tomber son portefeuille et Blacksad s'empresse de le lui rendre, ce qui lui permet de trouver un job: ramener sa Cadillac jaune à son domicile, à Tulsa, au Texas.

Mais sur la route, à une station essence, Blacksad assiste à un vol de moto, ne peut s'empêcher de s'en mêler et voilà les deux malfrats partis avec la Cadillac, direction Amarillo. Ces deux-là sont autant amis que rivaux, écrivain et poète, et le jeune lion Chad, poussé à bout, tue à bout portant Abe le bison, le forçant à s'engager dans le cirque Sunflower, alors en partance.

Blacksad, accompagné de l'avocat-hyène, Neal, le retrouve, va voir sa soeur Donna, aide une jeune héritière à fuir, alors qu'il est lui-même pourchassé par des rancuniers du FBI. Evidemment, ils laissent derrière eux cadavres et dégâts, mais c'est pour la bonne cause et un beau geste!

Ce dernier tome (il devrait y en avoir un sixième mais pas de date encore, bien qu'annoncé pour 2016) m'a beaucoup plu. J’adore cette ambiance polar noir et grande virée, et les thématiques abordées au long de la série. Même l'anthropomorphisme commence à me plaire, voire même à le comprendre. L'animal choisi, ses caractéristiques et ses symboles, permet ainsi de cerner de suite le caractères du personnages et, dans une moindre mesure, son rôle! Bien qu'il y ait parfois des surprises!

Série Hilda.

Tomes 3-4-5.

Luke PEARSON.

Editions Casterman, 2011

Hilda est une fillette vive, débrouillarde, passionnée, volontaire, qui s'instruit seule et qui adore lire.

Elle vit seule avec sa maman dessinatrice, et à partir du tome 3, elles habitent désormais en ville, à Trollbourg, après avoir du quitter leur lande solitaire, là où se trouvaient des montagnes aux neiges éternelles, des bois, une rivière, des trolls de pierre, des géants et des elfes invisibles, devenus visibles pour Hilda.

Elle a pour compagnon un jeune faon ou chevreuil (ou?) désormais tout blanc, appelé Brindille. 

Ses aventures sont empreintes de fantastiques, de croyances superstitieuses ou enfantines, d'amitié et d'entraide.

Habitant maintenant en ville, Hilda va à l'école et se fait des amis. Mais leurs occupations à eux sont empreintes de méchanceté; exemple: jeter des pierres sur des oiseaux et Hilda, curieuse et solitaire, soigne l'un d'entre eux qui lui révèle son secret.

A chaque tome, on retrouve les découverte qu'Hilda a pu faire auparavant et elles se superposent aux nouvelles. J'aime beaucoup! C'est ainsi qu'Hilda intègre une compagnie scout (les moineaux), fait la connaissance des Nisses, par intermédiaire de Tontu, et de leurs espaces de vie et élucide un grand mystère.

Dans le tome 5, Hilda sort tellement que sa maman s'en agace car elle ne la voit plus et elle se demande où sa fille peut bien aller s'aventurer pour toujours rentrer dans un état de grande saleté. En voulant l'empêcher de partir à nouveau, elles se retrouvent toutes deux ,avec Brindille, propulsée dans un espace inconnu et hostile, dont les couleurs changent mais pas le paysage: une forêt de pierres. A force de marcher, elles arrivent au bord d'une rivière, où s'abreuvent des trolls de pierre. Elles ne sont pas au bout de leurs surprises et mésaventures!

Basil et Victoria - Tome 1 - Sâti. Scénario de Yann et dessins d'Edith. Editions Les Humanoïdes Associés, septembre 1990

Lndres, 1887. Dans ses bas-fonds, les gamins des rues sont nombreux. Parmi eux, Basil et Victoria, et le chien de cette dernière, dénommé Cromwell. Ils font la chasse aux rats pour gagner de quo manger, aident le frère de Victoria à faire ses cambriolages, ramènent quelques bricoles à l'usurier surnommé l'Araignée, et dorment sur une barque. 

Leur parler est rude et tous les moyens sont bons pour grappiller quelques pièces, même lorsqu'une fillette indienne (11 ans) est recherchée, et retrouvée par Basil. Victoria a même l'idée de déposer un jupon ensanglanté devant la maison de ses parents pour faire gonfler la rançon. 

Ils croisent le chemin de Watson, Sherlock étant occupé à une autre affaire, et apprennent le sort réservé à la fillette s'ils la ramènent à sa famille - au nom de l'honneur et qui donne son titre à l'album - mais ce dernier est plus intéressé par un œuf de Fabergé que par le sort de l'enfant.

L'atmosphère est sombre, comme les dessins et leurs couleurs, la police d'écriture est originale et l'on se représente très bien cette époque.

J'ai aimé, j'aurais bien découvert la suite, mais je ne l'ai pas vue à la bibliothèque, mais l'article d'Enna  m'y encourage moyennement.

Le chat du kimono. Nancy PEÑA. Editions La boîte à bulles, collection "contre-jour", janvier 2007

Au Japon, un superbe kimono est tissé ayant pour motif des chats. La jeune fille qui le porte l'adore et aime caresser les chats qui en recouvre sa soie. Le meilleur tisseur de la filature aime secrètement la jeune fille mais elle ne lui accorde jamais aucun regard. Alors, il se confectionne un kimono représentant des souris pour que les chats soient attirés par elles, puis des grues... Le stratagème fonctionne, jusqu'à ce qu'un chat manqua à l'appel... La jeune femme lui demande alors de combler le vide apparu, mais, il intègre n autre motif au kimono, ce qui tue la jeune fille.

Pendant ce temps, le chat noir voyage. Sur un bateau de pêcheurs, à Londres où il croise la route de Sherlock Holmes et Watson sur la piste de joueurs de cartes, une jeune fille prénommée Alice Barnes.

Nancy Peña nous emmène dans un conte loufoque et merveilleux, fantastique et littéraire, et empreint de légendes. Son trait en noir et blanc, fin, n'est pas spécialement beau, mais retranscrit bien cette époque au tournant du XIXe - XXe siècle,  avec des cases façon panneau de cinéma muet, des clins d’œil ici ou là.

Il y a deux tomes qui suivent celui-ci, dont un que je vais lire après avoir finicet article - je rajouterai quelques mots dans la journée.

Tea Party. Nancy PEÑA. Editions La boîte à bulles, collection "contre-jour", novembre 2008

 

Paola Crusoé - Tome 1 - Naufragée. Mathilde DOMECQ. Editions Glénat, collection "Tchô!", janvier 2012

Pendant qu'Anna Quillon est restée à Paris pour son travail, son mari et leurs trois enfants sont partis en vacances pour la laisser finaliser son projet.

Mais le bateau fait naufrage et ils se retrouvent sur une île, déserte. Ou presque. Y rôde un sanglier et une jeune femme au tempérament fort et direct, Rachel.

La vie doit s'organiser mais de n'êst pas simple, d'autant que Rachel n'a qu'un souhait: partir.

A Paris, Anna apprend le naufrage, son projet n'est pas accepté comme elle le voudrait, et elle décide de tout plaquer pour partir à la recherche de sa famille.

Un dessin vif et coloré, beaucoup d'humour et de jeux de mots, j'ai vraiment hâte de découvrir la suite de ces Robinsons des temps modernes - mais sans technologie.

2/ Que suis-je en train de lire en ce moment?

Mes vies à l'envers. Maxime FONTAINE. Editions Gulf Stream, 2018

Voici un roman ado fantastique et haletant qui s'inscrit dans un fort contexte historique.

Yohann Massart, lycéen, est assassiné par trois personnes masquées et qui profèrent de bien mystérieuses paroles. La vie s'échappe de son corps, mais il ne meurt pas. Ou plutôt son esprit ne meurt pas, et il se réveille dans un corps qui n'est pas le sien. D'abord dans celui d'un soldat allemand lors de la Première Guerre mondiale, puis dans celui d'un garçonnet noir, embarqué sur un navire négrier portugais. Il sait qu'il doit échapper à des personnes, à quelque chose mais il ne sait pas pourquoi. Grâce à un cauchemar, il comprend qu'il remonte le passé à-travers les corps qui ont été le sien au fil du temps mais ne comprend pas pourquoi on veut le tuer.

A Lisbonne, alors qu'il pensait à nouveau mourir, un homme s'est interposé, l'a soigné, l'a caché et lui a appris à se battre à l'arme blanche, et à façonner son esprit de manière à dépasser sa peur et à tenter de prendre les devants. D'autant que ses adversaires ne sont pas qu'au nombre de trois.

Un roman palpitant qu'il me tarde de poursuivre.

3/ Que vais-je lire ensuite?

Le manteau du ciel. Marie-Blanche CORDOU. Editions Maïa, 2018

Présentation de l'éditeur:

"Chloé, jeune veuve de quarante ans, peine à accepter la disparition de son mari, même cinq ans après, d’autant que Nathan était devenu alcoolique sans qu’elle en comprenne la raison. Néanmoins, avec ses enfants, pour son nouveau travail, elle s’installe dans son ancienne maison de vacances où elle découvre un carnet intime, celui de son défunt mari. À l’intérieur, le récit d’un garçon de douze ans, perturbé, et surtout des pages manquantes qui s’apprêtaient à révéler un secret difficile. L’histoire pourrait s’arrêter là si un mystérieux expéditeur ne lui envoyait pas au compte-gouttes les feuilles arrachées du journal… Qui est à l’origine de ces envois ? Chloé, parviendra-t-elle enfin à découvrir qui était Nathan ? Au milieu de cette intrigue haletante, réussira-t-elle à trouver l’amour, sans fausse note cette fois ?

Marie-Blanche Cordou, romancière, mêle dans ses livres passion et intrigue. Le manteau du cielest son troisième livre après Blanc-de-gris, désormais en poche, et Text’Iles au fil des couleurs. Elle possède l’art du dénouement inattendu qui surprend tous ses lecteurs."

Et sinon?

Pour la semaine 23 du challenge photo Instagram #52livres2018ddl de Sophie Hérisson, le thème était "Citation".

Voici ma photo tirée de l'album "Les gardiens du Louvre" de Jirô Taniguchi:

Parce qu'ils ne savaient rien, ils étaient sûrs qu'il n'y avait rien à savoir.

Et j'aurais aussi pu prendre celle-ci en photo:

Ainsi, le plus petit, le plus négligeable d'entre nous a un temps de vie donné, et une histoire particulière.

Ce qu'il t'a été donné de voir... C'est un requiem pour les esprits logés en chaque chose.

Pour la semaine 24, le thème est "Conte de fées":

Pour finir, je vous mets les liens publiés la semaine passée et je vous souhaite de belles lectures et découvertes pour celle à venir!

Blandine

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Rédigé par Blandine

Publié dans #C'est lundi que lisez-vous?

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E
"Le manteau du ciel "me plairait bien !
Répondre
B
Tu m'en vois ravie :-)
N
Oh, un Jirô Taniguchi <3, c'est mon coup de coeur dans votre présentation, forcément !
Il entre en résonnance avec Vers la beauté de Foenkinos que je viens de terminer hier soir.
Le chat du kimono (et ses suites) m'attire bien aussi.
Belle semaine livresque, Blandine !
Répondre
B
Et dire que je n'ai encore rien lu de Foenkinos...
Cet album de Taniguchi est vraiment très beau!
Belle semaine à vous aussi :-)