C'est lundi, que lisez-vous? #191

Publié le 19 Mars 2018

Ce rendez-vous hebdomadaire consiste à vous présenter chaque lundi mes lectures passées, en cours et à venir en répondant à trois questions :-)

1/ Qu'ai-je lu la semaine passée ?

ALBUMS

Quand je marche dans le désert. Texte de Mickaël EL FATHI, dossir d'Arnaud RIOU et illustrations de Toni DEMURO. Editions Les Minos, mars 2018

Le désert est-il désert? N'y a-t-il personne, aucune âme qui le parcourt, qui y vive? N'y a-t-il rien à y voir, observer, ressentir? Si bien sûr!

Malgré des conditions extrêmes, de nombreux animaux y vivent. Nous partons à leur rencontre grâce à deux amis, qui arrivent à se fondre dans le paysage, revêtant les couleurs des animaux pour mieux les approcher et vivre une superbe aventure.

Un dossier sur leurs particularités, leur vie, leurs symboles  clôt l'album pour mieux le prolonger.

Avec mes garçons, nous avons tellement té conquis par les illustrations, ces animaux que nous avons recherche plusieurs informations et photographies sur eux après la lecture!

La légende du Chat Porte-Bonheur. Un récit traditionnel du Japon. Texte de Wendy HENRICHS et illustrations de Yoshiko JAEGGI. Editions Circonflexe, octobre 2012.

Un chat, à la robe blanche et à la queue noire et orange, élit domicile dans un vieux temple, abîmé par le temps, dans lequel habite un vieux moine. Celui-ci le nomme Tama.

Un jour, alors qu'une forte tempête secoue la région, un riche seigneur s’abrite sous le cerisier en fleurs devant le temple. Tama sort, l'observe, lève la patte en signe de bienvenue. Le jeune seigneur s'avance, le sauvant de la foudre.

Pour remercier le chat, le seigneur paya les réparations et ne se rendit que dans ce temple pour prier. Suivant son exemple, de nombreuses gens y allèrent, lui redonnant vie et joie.

Et toujours, Tama étai là pour accueillir de sa patte levée les visiteurs.

Voici une autre version de la légende du Chat-Bonheur, le Maneki Neko, japonais.

Je vous en parlerai davantage en avril pour le mois japonais.

ROMANS ADO

Deux secondes en moins. Marie COLOT et Nancy GUILBERT. Editions Magnard Jeunesse, 13 février 2018

J'ai fini ce roman les yeux pleins de larmes et je ne sais encore comment vous en parler tant il m'a émue. Il le faudra bien puisque sa présentation en Lecture Commune avec Nathalie est prévue pour vendredi 30!

Pour vous en dire quelques mots quand même: Igor et Rhéa sont deux adolescents abîmés par la vie, par un autre. La souffrance du premier saute aux yeux, son visage n'est plus. Celle de la seconde est invisible mais non moins réelle. En eux, des sentiments mêlés, contradictoires, des refus, et un point commun, le piano. 

Ils ne peuvent imaginer encre combien cet instrument va les aider, à s'accepter, à accepter, à avancer. Evidemment accompagnés, par un duo bien insolite.

J'ai eu mal durant ma lecture, pour plusieurs raisons. Les chapitres alternent les points de vue d'Igor puis de Rhéa, et ceci est salutaire. Mais cela donne aussi envie de savoir, donc de tourner les pages.

C'est un roman qui n'a pas fini de résonner en moi!

ROMANS

En attendant Bojangles. Olivier BOURDEAUT. Editions Gallimard, collection "Folio", août 2017.

Avec beaucoup de poésie et d'innocence enfantine, Olivier Bourdeaut nous raconte par un texte en rimes l'histoire d'une femme d'abord. Et l’histoire d'un couple ensuite. Et un peu de leur petit garçon enfin. C'est d'ailleurs surtout lui qui nous raconte cette histoire, en insérant quelques passages tirés des carnets de son père.

Cet enfant décrit l'amour fou, extravagant, hors normes de ses parents. La musique encore et toujours, Bojangles de Nina Simone surtout, la fête, les amis, les belles phrases, les cocktails, le château en Espagne, Mlle Superfétatoire, un prénom différent chaque jour pour cete femme-enfant que son mari lui choisit préciusement... Il décrit sa vie,  magique, décalée, son enfance protégée de la dureté du monde des adultes par un voile de folie, trop vite déchiré. La musique, la poésie, la fête et un peu la maternité ont caché la détresse de cette femme solaire.

Je vous en parle davantage dimanche en Lecture Commune avec Itzamna.

BD

La différence invisible. Scénario de Julie DACHEZ. Adaptation, dessin et couleur de Mademoiselle Caroline. Editions Delcourt, collection "Mirages", mai 2017. 

Au fond d'elle, Marguerite a toujours su qu'elle était différente sans pour autant savoir en quoi. Oui, elle voit et ressent bien qu'elle a du mal à papoter avec les gens. Le bruit, le monde lui sont pénibles, elle a du mal avec les soirées, ce que son petit-ami (Florian) lui reproche assez souvent.

Marguerite aime les routines et être chez elle, avec ses deux chats, pelotonnée dans son pyjama tout doux. Dormir avec son masque et se lever grâce à son réveil lumineux et au doux bruit.

En plus, Marguerite est végétarienne, intolérante au gluten, ce qui n'arrange pas ses relations.

Et puis un jour, elle fait une recherche sur internet avec ses "problèmes". Un mot sort: AUTISME. Malgré le peu de crédit et d'encouragements qu'elle reçoit, Marguerite passe les tests et le verdict est confirmé, elle est Asperger. C'est un immense soulagement pour elle, presque une joie. Malheureusement vite tempérée par les remarques qu'on lui dit, au travail comme par ses amis ou médecins divers. Mais cela l'ouvre et lui permet d'avoir des perspectives. Marguerite ne subit plus et va de l'avant. 

Marguerite est Julie Dachez. Et avec ce roman graphique dessinée par Mademoiselle Caroline, qui se met aussi en scène dedans, elle nous décrit ce qu'est l'autisme Asperger, son histoire, sa découverte, sa perception en France avec tout ce qu'il y a d'incroyable, voire même de cruel, dans son déni de la part de "la France", les idées reçues véhiculées et donc les paroles proférées.

Et, au-delà de l’autisme, cela concerne aussi toutes ces différences ou états, plus ou moins visibles, plus ou moins difficiles, qui ont toutes leur lot de phrases pseudo-anodines, mais qui répétées sont si usantes, d'idées reçues... 

Un très beau témoignage, indispensable, pour la tolérance et la bienveillance, dont j'ai aimé le fond autant que la forme et dont j'aimerais vous parler davantage dans un article dédié!

Valentine. Tome 1. Texte et dessins de Vanyda. Couleurs de Vanyda et David BOLVIN. Editions Dargaud, 2012

C'est la rentrée et Valentine retrouve ses copines dans sa classe de 3e3. Avec elle, il y a Emilie (redoublante), énergique rouquine, Yamina, et Julie une jolie blondinette.

Valentine vit seule (semble-t-il) avec sa mère avec qui elle semble très liée, est petite de taille, plutôt timide et introvertie, très bonne en sport (elle a fait plusieurs années de gym), triche à son interro de maths, craque pour le blond Félix, se rend à la fête de sa copine Juliette avec ses amies, goûte au whisky-coca et n'aime pas ça, voit Emilie collectionner les petits-amis, a du mal à écrire sa dissertation...

Bref, ce premier album au dessin rond et couleurs pepsy nous attache d'emblée Valentine et pose le décor comme les personnages. J'ai hâte de poursuivre la série d'autant que j'ai trouvé presque tous les autres volumes à la bibliothèque!

NB: il y a six volumes. Auparavant, la série était éditée en noir et blanc sous le titre Celle que...

Ar-Men. L'Enfer des Enfers. Scénario et dessin d'Emmanuel LEPAGE. Editions Futuropolis, 16 novembre 2017

Grâce à l'opération #1blog1BD #La BD fait son Festival de Rakuten-Price Minister, j'ai pu recevoir ce magnifique album.

Quatre histoires entremêlées, empreintes de légendes, balayées par les éléments... Sublime! Je vous en parle davantage mercredi!

Le vieil homme et la mer. D'après l'oeuvre d'Ernest Hemingway. Thierry MURAT. Editions Futuropolis, octobre 2014

C'est l'histoire d'un combat. Celui d'un homme contre un poisson géant, contre le mauvais sort et les mauvaises langues.

Ernest Hemingway se met en scène dans ce roman (graphique), écoutant un jeune garçon lui raconter l'histoire d Santiago, pauvre vieux pêcheur, devenu "salao".

Cuba, début des années 1950, cela fait 84 jours que Santiago n'a rien pris. Ce matin du 85e jour, il le sent bien. Il par à l'aube, pose ses trois lignes, à trois profondeurs différentes, et attend. Alrs qu'il s'apprête à piquer un somme, la ligne la plu profonde bouge tout doucement. Santiago le sait... un gros poisson s'est laissé tenter par ses appâts. 

Mais contre toute attente, le poisson est vigoureux, et bien que pris par l'hameçon, va entraîner Santiago loin vers le large. La lutte va durer trois jours et trois nuits, raidir les muscles du vieil homme qui parle seul, ou plutôt à ce poisson en profondeur. Il se raconte, lui fait des confidences. "Peut-être bien qu'on est pareils, tous les deux... Mais tu sais poisson, même si t'es mon frère, t'es tellement extraordinaire qu'il faut que je e tue."

Et il arivera, non sans peine, non sans blessure. Et le chemin est long pour rentrer. Et sa proie, si grande qu'elle ne peut entrer dans sa barque, amarrée à ses côtés attise les convoitises. Et même s'il n'en reste plus grand chose à l'arrivée, le vieil homme a reprouvé sa dignité auprès des hommes de son village.

L'album est très beau, la mise en page à la fois aérée et centrée sur l'homme en plan large ou sur ses mains, son action. J'aime beaucoup le dessin, comme en ombre, comme faits au pochoir, dont les traits des personnages semblent à peine émerger du décor.

Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill. Jean REGNAUD et Emile BRAVO. Editions Gallmard, février 2008

Année 1970. Jean, le petit garçon de notre histoire arrive dans une nouvelle école pour son année de CP. Il ne connaît personne, est timide, bredouille, se fait quelques amis, est embêté par un autre. Mais c'est surtout sa vie à la maison qui nous est racontée. Avec son petit frère, avec son père souvent pris par son travail, avec sa gouvernante Yvette, avec sa voisine avec qui il pense jouer mais qui profite de sa crédulité. 

La maman de Jean n'est pas là, elle est partie. En vacances pense-t-il. D'autant qu'il reçoit des cartes postales, envoyées et lues par sa voisine. Elle semble faire des rencontres formidables, des voyages fantastiques!

Nous lecteurs, comprenons, où elle est. Par les ellipses, par les quelques phrases murmurées ça et là par les différents personnages. Mais Jean, plein de naïveté, d'innocence, ne le comprend pas, ne le saisit pas. D'autant qu'il semblerait que le papa ne l'ait pas dit à ses enfants d'une manière claire et compréhensive.

Ce roman graphique poignant retrace l'enfance de son auteur et a été adapté en film d'animation en 2013.

Le jeu vidéo. Bastien VIBES. Editions Delcourt, collection "Shampooing", janvier 2012

Grand passionné de jeux vidéos, Bastien Vivès nous immerge au gré de plusieurs histoires dans ce monde virtuel qui happe ou rebute, selon. J'y ai retrouvé de nombreuses références auxquelles je jouais aussi, sans que cela ne soit devenu pour moi une passion, à peine un hobby. 

On y retrouve Counter-Strike, Street-Fighter, ce que j'imagine être Resident Evil... Leur jargon, leur emprise, les combinaisons de touches, sur consoles, avec la télévision ou sur l'ordinateur.

Tout au long de chacune, le dessin ne bouge quasiment pas. Il est d'ailleurs plus esquisse que précis. J'aime. Le trait est tantôt fin, tantôt épais. Les seuls mouvements tangibles sont apportés par les phylactères. Et même si les personnages restent en place, on a vraiment l'impression de ressentir des changements de postures.

Ces histoires peuvent prêter à sourire mais nous montrent aussi combien le jeu relève de facettes, du passe-temps à la "no-life", seul ou à plusieurs, à la maison ou en salles, les excuses, le pseudo-partage...

C'est un univers exclusivement masculin qui nous est présenté là, qui touche autant les enfants que les adultes, plus ou moins jeunes, du jeune célibataire au père de famille. Les femmes, petites copines, épouses ou mères, ne semblent être là que pour l'incompréhension ou l'interdiction. Seules deux s'en "tirent" bien.

2/ Que suis-je en train de lire en ce moment?

Un assassin de première classe. Robin STEVENS. Editions Flammarion Jeunesse, mars 2017

1935.

Daisy Wells et Hazel Wong, deux jeunes filles, pensionnaires en Angleterre vont passer leurs vacances d'été ensemble. Complices et complémentaires, elles aiment tant les enquêtes qu'elles ont fondé un club de détectives et ont déjà œuvré sur deux affaires. Sauf que cela n'a pas toujours très bien tourné semble-t-il... Je n'ai pas lu les deux premiers tomes mais m'y retrouve très bien quand même. Toujours est-il qu'elles ont interdiction de "jouer" aux détectives, ordre de Monsieur Wong, le père d'Hazel, avec qui elles voyagent au bord du train Orient-Express. Sauf qu'il s'en passe des choses, plein même! 

Un homme déplaisant et mari surprotecteur, sa femme qui veut parler à sa mère défunte grâce à une médium qui semble les poursuivre, le frère de cette femme, écrivain de policiers, qui ignorait qu'elle serait dans ce train et qui se promène avec un couteau (ouvre-lettres dit-il) pour trouver l’inspiration (dit-il toujours), la femme de chambre de l'épouse fort déplaisante, une vieille comtesse russe qui a dû fuir son pays et qui retrouve au cou de la dite femme un ancien bijou (un magnifique collier orné d'un rubis étincelant) dont elle a dû se séparer, son petit-fils américain du même âge que les filles, une ancienne connaissance des filles en mission secrète et un magicien italien... 

Cela en fait du potentiel pour qu'il se passe quelque chose... qui ne manque pas d'arriver... et qu'importe leur promesse!

J'aime beaucoup! L'écriture est vive, Hazel, qui nous raconte l'histoire a posteriori en sa qualité de secrétaire, est douce et attachante quand Daisy est plus spontanée et volontaire. Petit détail, Hazel vient de Hong-Kong, mais son père qui aime beaucoup l’Angleterre, a souhaité que sa fille étudie là-bas.   

Et que dire de la couverture, j'adore!

3/ Que vais-je lire ensuite?

U4 - Stéphane. Vincent VILLEMOT. Editions Nahan et Syros Jeunesse, août 2015

Présentation de l'éditeur:

« Je m’appelle Stéphane. Ce rendez-vous, j’y vais pour retrouver mon père. »
Stéphane vit à Lyon avec son père, un éminent épidémiologiste. Si des adultes ont survécu, son père en fait partie, elle en est convaincue. Alors elle refuse de rejoindre le R-Point, ce lieu où des ados commencent à s’organiser pour survivre. Elle préfère attendre seule, chez elle, que son père vienne la chercher. Et s’il ne le fait pas ? Et si les pillards qui contrôlent déjà le quartier débarquent avant lui ? Tout espoir s’écroulera, à l’exception d’un seul : un rendez-vous fixé à Paris…

 

 

 

 

Les autres titres de mon objectif Lecture

Et sinon?

Pour la semaine 11 du challenge photo Instagram #52livres2018ddl de Sophie Hérisson, le thème est "Adaptation". 

Voici ma photo:

 

Connaissez-vous la Kube? C'est une box littéraire qui sélectionne chaque mois un livre spécialement pour vous selon votre profil par un libraire indépendant. La box contient aussi quelques goodies pour accompagner votre lecture. Il existe deux sortes de box: l'Originale ou  la Majuscule. Pour en savoir plus, CLIC

Mais pourquoi est-ce que je vous parle d'elle? Tout simplement parce que La Kube souhaite aussi s'adresser aux enfants et lance pour cela un défi afin de créer un concept innovant pour les amener vers la lecture... Top départ le 2 avril! 

Pour finir, je vous mets les liens publiés la semaine passée et je vous souhaite de belles lectures et découvertes pour celle à venir!

Blandine

Retrouvez-moi sur FacebookTwitterPinterestInstagramtumblrGoogle+Babelio et Livraddict.

Rédigé par Blandine

Publié dans #C'est lundi que lisez-vous?

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
B
une semaine riche en belles lecture. Bonne semaine
Répondre
B
Merci Bidib, pour toi aussi!
N
Votre C'est lundi m'émeut particulièrement et doublement avec la présentation de la BD La difference invisible... Je note le titre précieusement.
Les autres livres semblent tres intéressants aussi !!
Je.vous envoie du soleil depuis le Sud et vous souhaite une belle semaine livresque !
À bientôt Blandine !
Répondre
B
Oh merci beaucoup Nancy! Toujours preneuse de soleil et de chaleur ;-)
J'espère que vos interventions se passent bien!
Belle semaine à vous aussi!
A bientôt :-)