Creed : l’héritage de Rocky Balboa - 2016 (Film)
Publié le 19 Janvier 2016
J’ai découvert la saga Rocky pendant mon premier congé maternité, et depuis, je me regarde les films plusieurs fois par an. J’adore. Tout. Le personnage bien sûr, la boxe, mais aussi le portrait de la ville et de la société, qui évoluent.
Je vous ai déjà présenté le beau-livre que j’ai sur le héros créé et incarné par Sylvester Stallone : Rocky Balboa.
ROCKY - anthology Edition Prestige
ROCKY Anthology Edition Prestige Préfacé par Sylvester STALLONE Edward GROSS Music & Entertainment Books, septembre 2008. (USA, 2006) 145 pages. J'adore Rocky, son personnage, les messages et ...
http://vivrelivre19.over-blog.com/2014/02/rocky-anthologie-edition-prestige.html
Rocky (série de films) - Wikipédia
Rocky est une série cinématographique écrite par Sylvester Stallone, dont il incarne le personnage principal. En 2015, sort un film , Creed : L'Héritage de Rocky Balboa , qui met en vedette un ...
Après six films au succès confirmé bien qu’inégaux (1976 – 1979- 1982 – 1985 – 1990 – 2006), ce septième opus est un nouveau challenge.
Je n’ai voulu ni rien voir ni rien lire sur le film avant d’aller au cinéma, exceptée la bande-annonce (enfin une des bande-annonce). Les photos proviennent essentiellement d'Allo ciné.
CREED - Bande Annonce Officielle 3 (VF) - Michael B. Jordan / Sylvester Stallone
"CREED" - Bande Annonce Officielle. Un Film réalisé par Ryan Coogler et avec Michael B. Jordan et Sylvester Stallone. Adonis Johnson n'a jamais connu son père, le célèbre champion du monde poi...
Sortie américaine : 25 novembre 2015.
Sortie française : 13 janvier 2016
Durée : 2h 14mn.
Réalisé par : Ryan Coogler
Produit par : Kevin King Templeton
Avec : Michael B. Jordan (Adonis Creed), Sylvester Stallone (Rocky Balboa), Tessa Thompson (Bianca), Tony Bellew (Rocky “Pretty” Conlan), Wood Harris (Tony “Little Duke” Burton), Graham McTavish (Tommy Holiday)…
Genre : Drame
Dans Rocky Balboa (le 6e), nous retrouvions le champion à la retraite, propriétaire d’un petit restaurant de cuisine italienne, Adrian's, veuf depuis trois ans, éloigné de son fils Robert Jr et du monde de la boxe.
Installé dans son quotidien, il vit surtout dans le passé. Mais un programme télévisuel sportif opposant des boxeurs actuels et du passé, imagine un combat entre l’actuel tenant du titre, Mason « The Line » Dixon, à Rocky Balboa.
Chatouillé, Rocky obtient sa licence et combat contre Mason lors d’un match d’exhibition. Il se retrouve, se rapproche de son fils. Au-delà, le film nous dévoile Philadelphie en passé/présent, les magouilles des manageurs sportifs, un autre visage de la boxe, la vieillesse et le retour sur savie, la condition des seniors...
Sylvester Stallone : " Rocky est devenu une meilleure personne que Sylvester Stallone "
A l'occasion de la sortie de l'ultime volet de la saga Rocky en 2007, Sylvester Stallone, de passage à Paris, était revenu pour Direct Matin sur le rôle de sa vie. Archive - Article publié le j...
Ce septième opus baptisé Creed : l’héritage de Rocky Balboa nous entraîne à la découverte d’un nouveau personnage.
Adonis Johnson est le fils illégitime d’Apollo Creed, ancien champion de boxe, adversaire puis ami de Rocky Balboa, mort dans le quatrième film après avoir aidé et entraîné Rocky dans L’œil du Tigre (le troisième volet).
Mary Anne Creed, la femme d’Apollo, a recueilli l’enfant après l’avoir retrouvé dans un centre pénitentiaire pour mineur, dans lequel il se bagarrait tout le temps.
Des années plus tard, Adonis quitte un boulot confortable pour se consacrer exclusivement à la boxe. Puisqu’à Los Angeles, le fils de Duke, l’entraîneur de son père puis de Rocky, ne veut pas de lui, il bouge à Philadelphie, retrouve Rocky, lui dévoile son identité et son désir de se faire une place sans l’aide du nom de son père.
L’ancien double champion du monde poids lourd n’est pas réticent très longtemps et l’emmène non pas dans la salle de Mickey mais dans un coin malfamé de la ville, un peu comme Creed l’avait fait avec lui-même à L.A. dans le troisième film.
Dès lors, une grande complicité s’installe entre les deux hommes qui ont, chacun, un combat à mener, d’abord personnel, contre eux-mêmes.
Ce film est dans la continuité des précédents, de par sa trame, il suit le même cheminement et se termine de la même manière : par un match. Avec, « bien sûr », une histoire d’amour (pas nécessaire à mon sens, et en rien comparable avec celle de Rocky et Adrian).
Le film valorise les mêmes sentiments, valeurs, de fraternité, d’entraide et de franchise.
Il faut savoir provoquer sa chance, se donner les moyens d'accomplir et réaliser ses rêves.
Sylvester Stallone est très émouvant dans son rôle de boxeur vieillissant, plus sage, passerelle entre deux générations de boxeurs et de savoir-faire.
En cela, ce film est plus qu’un héritage, il est à la fois une confrontation et une passation. Ainsi, le film est parsemé de clins d’œil, références ou effets miroirs d’avec les précédents volets, voire même des hommages (à son fils Sage, qui a joué dans le 5e et décédé en 2012). Entrainements en parallèle, mise en scène de l’entrée lors du match, joggings dans Philadelphie et montée des marches, couleurs des vêtements, déroulements et issues des matches…
From Apollo to Adonis. Music: 1) Future - Last Breath 2) Lupe Fiasco - Prisoner. Scenes from: Rocky, Rocky II, Rocky III, Rocky IV, CREED (Trailer). Copyright video: © Warner Bros. Pictures OFFICIAL
Deux chansons en un clip, avec des images des films pérécédents puis de Creed.
La bande originale en est toute empreinte aussi.
Très rythmée et punchy, elle laisse une large part au rap, avec des rappeurs « d’hier » (2Pac, DMX) et d’aujourd’hui avec Lupe Fiasco et Future, et le titre Last Breath, ou une version actualisée de Eye of the Tiger.
D’un point de vue personnel, j’aurais aimé revoir Paulie [Burt Young], « décédé » entre-temps. Mais son personnage n’était pas en adéquation avec le but du film.
Et qu’est-il advenu des deux autres enfants, légitimes, qu’Apollo Creed a eu avec Mary Anne ?
J’ai aussi trouvé que les plans étaient souvent trop serrés lors des combats où les jeux de jambes ne sont quasiment pas montrés. Mais à l’inverse, il y a aussi de très beaux effets visuels, avec des ralentis, notamment lors d’un mini-match dans lequel Adonis, trop présomptueux, est mis KO et tombe lentement, très lentement… lorsqu’il court dans Philadelphie pour finalement accélérer, ou lors du combat final.
Le film montre plus de sang aussi.
Désormais, les matches de boxe se déroulent en 12 rounds, et non plus 15, comme dans les six premiers volets de la série.
Et enfin, comme beaucoup d’autres désormais, le film est une vitrine pour marques, de sport surtout. Alors que le premier et les derniers prônaient la simplicité (Rocky n’avait pas ou plus d’argent), celui-ci est assez bling-bling en comparaison.
Vous l’aurez compris, j’ai énormément aimé ce film.
Ce spin-off a récolté de nombreuses critiques élogieuses ici, mais aussi aux USA, à tel point qu’une suite n’est pas exclue, voire même deux, et peut-être sans Sylvester Stallone. Ce qui me fait tiquer mais qui serait dans la logique du film…qui ne doit pas être appelé Rocky 7, selon ses dires.
Et vous, aimez-vous Rocky ? Êtes-vous allé voir le film, irez-vous ?
Blandine.
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