Bibliographie - Jouer avec les mots et les sons! (jeunesse)

Bibliographie - Jouer avec les mots et les sons! (jeunesse)

Ça y est, le temps de la rentrée scolaire est passé ! Nos loulous vont avoir quantité de choses à apprendre, alors pour les y aider (voire préparer), voici quelques livres plaisir pour jouer avec les mots et leurs sonorités !

Un jeu très connu est celui du « cadavre exquis » !

C’est un jeu collectif où le but est de créer une histoire, souvent, cocasse, à partir de mots ou phrases inventés par les différents joueurs, et mises à la suite sans connaissance des précédentes propositions.

« Le cadavre exquis a bu (ou boira) le vin nouveau. » est la phrase inaugurale de ce jeu inventé par les surréalistes.

Je connais aussi ce jeu avec des dessins. Au lieu de mettre des mots, ou des phrases à la suite, on continue un dessin sur une feuille pliée en 3 ou 4, juste à partir de deux petits traits.

Je vous présente ici différents livres qui permettent de jouer avec les mots, leurs sonorités et significations, et vos zygomatiques !

Si but il y a, le premier est bien sûr le plaisir : de les entendre, de les confondre, de les sortir de leur contexte, de jongler avec pour créer de nouveaux mots ou signification, ou des poèmes ou histoires.

Cette liste, bien sûr non exhaustive, s’adresse plutôt aux enfants de 4 à 10 ans, peut-être plus. Mais à moins qu’ils adorent le concept, les plus grands risquent de trouver ces petites jongleries verbales « trop bébés », voire « bébêtes ! »

Avant 4 ans, il est difficile de leur faire pratiquer ces jeux de langage, tout simplement car ce dernier n’est pas encore bien acquis. Les petits défauts de prononciation (zézaiement, confusion entre deux sonorités semblables…) sont normaux et non alarmants.

Les sons « L » ont parfois du mal à être dits correctement : si vous entendez votre enfant dire le « iapin » au lieu de « lapin », ça ne doit pas vous inquiéter.

C’est au cours de la moyenne section de maternelle que le « bon » langage s’installe ou bien que les défauts à traiter se remarquent.

En cas de doute, n’hésitez pas à demander son avis à son (sa) maître(sse). Voire même à consulter un ORL (pour diagnostiquer ou écarter une éventuelle faiblesse auditive), et ensuite faire faire un bilan chez un orthophoniste. Ce dernier pourrait vous rétorquer qu’il est un peu tôt, mais si vous, l’école et le médecin pensez qu’il est nécessaire de consulter, insistez ! A leur décharge, la demande est très forte et les consultations sont sur le long terme (la sécurité sociale préconise 20 séances reconductibles plusieurs fois).

Sans que le but soit nécessairement thérapeutique, voici mes trouvailles ! Elles sont un complément des histoires diverses et variées que vous lisez déjà à vos petits bouts !

Ici, les termes « comptines » et « poèmes » sont utilisés indistinctement par les auteurs.

Le mot « poème » est fort intellectuellement et jouit d’une bonne réputation (le mot est issu de « poésie », considérée comme un « art du langage visant à exprimer ou à suggérer quelque chose, par le rythme, l’harmonie et l’image »).

Mais le terme « comptine » a une connotation un peu régressive, ce sont d’ordinaire ces petites chansons courtes que l’on fredonne aux bébés ou aux enfants de maternelle.

« Comptine » vient du mot « compter » : formule enfantine (chantée ou parlée) servant à désigner celui à qui sera attribué un rôle particulier dans un jeu. Exemple : Am stram gram, ou « une poule sur un mur »…) (Dictionnaire le Robert, 1972.)

Certes, la comptine se doit d’être courte pour être facilement répétée et mémorisée. Et elle rime le plus souvent pour aider à s’en souvenir. Voilà pourquoi elle est beaucoup proposée aux plus petits. Cependant, elle peut être très utile pour les plus grands, notamment s’ils font du théâtre.

Le but est que l’enfant trouve du plaisir d’abord dans l’écoute des mots seuls, puis dans les sonorités qu’ils forment. Que l’ensemble soit, ou non, rigolo. L’important est qu’ils soient correctement formulés pour que l’oreille de l’enfant entendent les bons sons, puis rimes, redondances, répétitions…

L’autre objectif, moins palpable, est de le préparer à son propre oral, afin qu’il parle et s’exprime à l’aise et sereinement. D’abord avec vous, puis devant un auditoire plus vaste : la famille, la classe…

Le fait d’entendre correctement un mot est la première étape pour l’apprentissage de la lecture et de l’écriture.

*Comptines pour jouer avec les sons. Marie CHAPOUTON. Edition Père Castor Flammarion, 2001.

Ce livre présente 19 comptines pour jouer avec les sons, similaires (phonèmes) ou non, autour des animaux.

En voici un exemple: "Glouglouriglou" (les enfants l’ont adoré et rigolé…)

"Plic et ploc

Et flic et floc

L’eau dégouline

Sur la tête du coq.

Splatch et sploutch

Une goutte coule

Sur son bec.

Il louche, le coq !"

Le coq est trempé

Et son cocorico mouillé

S’étrangle dans la pluie :

Glouglouriglou ! Glouglouriglou !

Le coq se tait. »

Ce livre s'adresse aux plus petits 5-6 ans, à ceux qui ne savent pas encore tout à fait lire. Les textes sont courts, environ 2 strophes, et l'image occupe l'essentiel de la double page.

Bibliographie - Jouer avec les mots et les sons! (jeunesse)

*Il était une fois un alphabet. Marcelle MARQUET. Editions Chandeigne. 2009

Une histoire qui raconte la rencontre entre les voyelles et les consonnes, et qui a donné naissance aux mots!

*Mon livre de comptines à dire, à lire et à inventer. Jean-Hugues MALINEAU et Gwénola CARRERE. Albin Michel Jeunesse, 2010.

L'auteur adore jouer avec les mots et a déjà publié, toujours chez Albin Michel Jeunesse, de nombreux livres dans la collection "Humour des mots". Je donne une référence juste après. Dans celui-ci, l'auteur nous présente des comptines/poèmes qui sont répertoriés en 3 catégories: populaires, d'auteurs, et à inventer.

Dans la dernière, il montre le fruit de certains de ces travaux faits avec des enfants d'âges variables (de la maternelle à fin de primaire). Dans ce dernier chapitre, la comptine réelle est indiquée, puis suit la « règle » du jeu et enfin les exemples réalisés avec des enfants (par exemple avec « une souris verte »)

Les comptines ont différentes longueurs, elles font corps avec les illustrations. Visuellement, il est plus "fouillis" que le premier mais plus complet!

*Quatre coqs coquets. Le grand livre des virelangues. Jean Hugues Malineau et PEF (qui a écrit et dessiné Motordu). Albin Michel Jeunesse, 2005.

Ce livre recense plusieurs sortes de virelangues sous la forme d'un abécédaire. La virelangue est une courte phrase, beaucoup utilisée par les comédiens pour s'entraîner à dire des phrases rigolotes de plus en plus vite. Et c’est bien plus drôle lorsque leur langue fourche ou que l’auditoire comprend autre chose.

Petit exemple avec « O » : « Cot cot cot codek ! Cette cocotte coquette a la cote, OK, dit le coq toqué. »

Voici quelques autres titres de la collection "Humour en mots" chez Albin Michel jeunesse:

*L'art des mots, l'eau des mares. de Joel Martin et Rémy le Goistre.
*Chats mots, pour jouer ou bosser avec les mots JH Malineau.
*J'ai la pêche! Tu as la frite! Pour jouer avec le langage, les fruits et les légumes de Sylvie Chausse.

*Direlire. Comptines et poèmes pour jouer avec la langue. Irène et Pierre CORAN. Editions Casterman, 2008.

C'est en demandant à la bibliothèque le livre Comptines pour ne pas zozoter de Pierre CORAN et Pascal LEMAITRE, Editions Casterman (2009) que j’ai eu celui-ci.

Or ce dernier me semble plus complet. Il est découpé en 10 chapitres: la poésie est un rythme; pour ne pas zozoter; pour ne pas chuinter... Chaque catégorie (sauf la première) comporte 5 comptines. Chacune est accompagnée de conseils pour aider l'enfant ou les enfants s'il s'agit d'un groupe, ou dans le cadre d'une activité.

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*Et il y a bien sûr les Motordu de PEF.

Ce qui est génial avec ce personnage, c'est que l'auteur joue avec les mots sur plusieurs degrés. Il ne change tout d’abord qu’une lettre : le Prince porte sur la tête un château et non un chapeau ! (Ce qui, après tout ,’est pas totalement incohérent pour un prince, non ?!). D’autres exemples : bouton pour mouton, bague pour vague…

Ce seul changement de lettres amène parfois à de cocasses jeux de mots, renforçant même le sens initial de la phrase !

Il y a aussi les sonorités. Simplement entendus, ces changements pourraient passer inaperçus mais lorsque l'enfant lit, il est intéressant de voir sa réaction. Par exemple "mère pour mer).

Le Prince de Motordu est né de l’imagination de grand enfant de PEF en 1980, et a connu nombres d’aventures, retracées dans une dizaine de livres, dont voici quelques titres : *La belle lisse poire du Prince de Motordu. *L’ivre de Français. *Leçons de géoravie.

Bonnes lectures !

Blandine.

Rédigé par Blandine

Publié dans #Arts et découvertes

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