C'est lundi, que lisez-vous? #285

Publié le 10 Février 2020

Ce rendez-vous hebdomadaire consiste à vous présenter chaque lundi mes lectures passées, en cours et à venir en répondant à trois questions :-)

1/ Qu'ai-je lu la semaine passée ?

ROMAN JEUNESSE

La street - En mode bolide. Texte de Cécile AIX et dessins de Dimitri ZEGBORO. Editions Magnard Jeunesse, sortie le 11 février 2020

Carl , onze ans, vit à la campagne avec sa mère, Pauline, qui lui fait école à la maison. Elle, elle écrit des romans d'amour "pour vieilles dames". Il crapahute à son envie dans la campagne, est ami avec le fermier d'à côté, le père Morel. Seule la visite de sa grand-mère maternelle, Lilith, le contrarie, mais heureusement, elle ne vient pas souvent. Et il a pour animal domestique un mouton nain noir baptisé Oumtiti, en référence à son joueur de foot préféré.

Et puis tombe la nouvelle: ils déménagent, en ville. A Paris même. La raison: se resocialiser. Et avec, la vie dans un immeuble et  l'entrée en sixième dans un collège. Rien de très réjouissant pour Carl qui arrive à emmener discrètement Oumtiti avec lui. Quand sa mère s'en apercevra, il sera trop tard pour faire demi-tour.

Mais rien ne se passe comme Carl l'avait imaginé: la découverte de l'immeuble et de ses habitants, la rencontre avec Orel et Miel, le collège, le terrain de foot et le skate park à côté... Tout se passe bien, très bien même, et sa différence n'est en rien un frein. Car Carl est en fauteuil roulant, qu'il a baptisé Bernard. Orel et Miel roulent aussi, et à eux trois, cela donne des courses folles!

Avec ce premier tome, Magnard Jeunesse lance une nouvelle collection dès 8 ans, intitulée "les romans graphiques". Entre les pages, du texte avec différentes grosseurs et graphies, et des dessins, en cases ou non. Ce qui apporte beaucoup de dynamisme à cette histoire urbaine d'amitié et de différences, entre stéréotypes, références et clins d'oeil.

Je vous en parle davantage jeudi.

ROMAN / POLICIER

La couleur pourpre Blog Vivrelivre

La couleur pourpre. Alice WALKER. Editions Pavillons poche

C'est lors de la première édition du challenge African American History Month d'Enna que j'ai découvert ce roman, qu'Enna adore et recommande chaudement

C'est qu'il y a beaucoup de choses dans ce roman qui commence au début du XXe siècle dans le sud des Etats-unis et se termine dans les années 60.

Nous faisons connaissance avec Célie, 14 ans au début du roman et restons avec elle tout du long. Violée par son père, mise enceinte deux fois et qui voit ses bébés enlevés, donnée en mariage à Mr... pour s'occuper de ses quatre enfants et de sa maison sans qu'elle ne reçoive de considérations ni même de vêtements décents ou propres. Elle n'a guère de joies et le départ de sa soeur adorée, Nettie, ne peut être pleinement compensé par la venue de Sofia, une jeune fille robuste et rebelle qui se marie au fils aîné de Mr, Harpo. Bientôt arrive l'Amour de Mr dans la maison. Pleine d'abnégation, Célie s'occupe de Sug Avery, chanteuse de blues libre, et entre elles une forte relation se noue.

Les chapitres sont courts et se composent de lettres que Célie écrit à Dieu, dans un phrasé très oral. Puis s'agrègent d'autres lettres. Celles de Nettie, bien à l'aise à l'crit avec un vocabulaire plus varié, plus riche, plus posé. Elle les envoie à sa soeur qui ne les reçoit pas car Mr... les subtilise et les cache. C'est grâce à Sug que Célie en aura connaissance et les découvrira.

Ainsi découvrons-nous ce qu'il est advenu de Nettie après son départ et sa vocation de missionnaire et son arrivée en Afrique...

Et ainsi cheminons-nous à leurs côtés, parallèles, dans leur quotidien, leurs peurs, leurs souhaits, leurs découvertes, leurs joies, les enfants qui grandissent, les épreuves de la vie, les changements, la condition des Noirs et de la femme en particulier, comme celle des autochtones à qui les Blancs imposent leur pouvoir...

Il me faut maintenant écrire ma chronique!

Sacrifices. Ellison COOPER. Editions du Cherche Midi, novembre 2019

C'est une suite mais je n'ai pas lu le premier... Ce qui ne gêne quasiment pas car forcément, il y a des évènements que je découvre et qu'il me faut reconstituer.


Dans un parc naturel de Virginie, Maxwell Cho, agent du FBI, tombe dans une caverne. Dedans, des os humains. Non loin, deux corps de femmes "frais" sont retrouvés. Sayer Altair est mise sur l'affaire avec une équipe très restreinte. Les effectifs manquent et Quantico est en plein procès suite à des révélations de corruption, advenues dans le premier volet. 

Les corps, vieux et récents, sont-ils tous liés ? Et cette jeune fille disparue il y a 17 ans et dont on vient de retrouver le sang sur une épée grecque qui servait aux sacrifices, a-t-elle à voir dans cette macabre découverte ?


C'est haletant, riche, fait de chapitres courts qui créent du suspense et du rythme. On suit Sayer sur trois jours qui paraissent bien plus longs, entre rebondissements, révélations, réflexions sur la science, la médecine...

J'ai adoré, et nul doute que nous retrouverons Sayer Altair dans une prochaine enquête.

2/ Que suis-je en train de lire en ce moment?

Et toujours les forêts. Sandrine COLLETTE. Editions JC Lattès, janvier 2020

Présentation de l'éditeur:

Corentin, personne n’en voulait. Ni son père envolé, ni les commères dont les rumeurs abreuvent le village, ni surtout sa mère, qui rêve de s’en débarrasser. Traîné de foyer en foyer, son enfance est une errance. Jusqu’au jour où sa mère l’abandonne à Augustine, l’une des vieilles du hameau. Au creux de la vallée des Forêts, ce territoire hostile où habite l’aïeule, une vie recommence.
À la grande ville où le propulsent ses études, Corentin plonge sans retenue dans les lumières et la fête permanente. Autour de lui, le monde brûle. La chaleur n’en finit pas d’assécher la terre. Les ruisseaux de son enfance ont tari depuis longtemps ; les arbres perdent leurs feuilles au mois de juin. Quelque chose se prépare. La nuit où tout implose, Corentin survit miraculeusement, caché au fond des catacombes. Revenu à la surface dans un univers dévasté, il est seul. Humains ou bêtes : il ne reste rien. Guidé par l’espoir insensé de retrouver la vieille Augustine, Corentin prend le long chemin des Forêts. Une quête éperdue, arrachée à ses entrailles, avec pour obsession la renaissance d’un monde désert, et la certitude que rien ne s’arrête jamais complètement.

3/ Que vais-je lire ensuite?

Santa Muerte Blog Vivrelivre

Santa Muerte. Gabino IGLESIAS. Editions Sonatine, 20 février 2020

Présentation de l'éditeur:

Santa Muerte, protegeme…
Austin, Texas. Tu t’appelles Fernando, et tu es mexicain. Immigré clandestin. Profession ? Dealer. Un beau jour… Non, oublie « beau ». Un jour, donc, tu es enlevé par les membres d’un gang méchamment tatoués qui ont aussi capturé ton pote Nestor. Pas ton meilleur souvenir, ça : tu dois les regarder le torturer et lui trancher la tête. Le message est clair : ici, c’est chez eux.

Fernando croit en Dieu, et en plein d’autres trucs. Fernando jure en espagnol, et hésite à affronter seul ses ennemis. Mais avec l’aide d’une prêtresse de la Santería, d’un Portoricain cinglé et d’un tueur à gages russe, là oui, il est prêt à déchaîner l’enfer !
 
Écartelé entre deux pays, deux cultures, deux traditions, Fernando est un antihéros des temps modernes. Quand toutes les frontières se brouillent, seul un nouveau genre littéraire peut dessiner le paysage. Gabino Iglesias invente donc ici le barrio noir. Il y conjugue à merveille douleur et violence de l’exil, réalisme social et mysticisme survolté, mélancolie et humour dévastateur.

5 février et le thème est Hibernation

Et de présenter le seul  (bel) album que nous ayons sur ce thème: Ours a une histoire à raconter.

Pour finir, je vous mets le lien de l'article publié la semaine passée et je vous souhaite de belles lectures et découvertes pour celle à venir!

Blandine

 

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Rédigé par Blandine

Publié dans #C'est lundi que lisez-vous?

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Nancy 13/02/2020 19:37

Je n'ose plus vous dire "Belle semaine livresque", mais que de beaux titres, si différents ;-)

Blandine 15/02/2020 22:57

Merci beaucoup Nancy!! En effet, éclectique - comme toujours ou presque je crois ;-)