Blacksad. Tome 1 . Quelque part entre les ombres. Juan DIAZ CANALES et Juanjo GUARNIDO - 2003 (BD)

Publié le 19 Juillet 2017

Blacksad

Tome 1

Quelque part entre les ombres

 

Scénario de Juan DIAZ CANALES

Dessins et couleurs de Juanjo GUARNIDO

Editions Dargaud, novembre 2003.

46 pages

 

Thèmes : Assassinat, souvenirs, amour, enquête, corruption, jalousie, anthropomorphisme.

Nos deux auteurs sont Espagnols. Je n’ai pas eu l’occasion de rencontrer le scénariste, Juan Diaz Canales, qui vit en Espagne. En revanche, j’ai eu le plaisir de côtoyer Juanjo Guarnido. Il vit et travaille à Paris depuis plusieurs années. Il st animateur chez Disney, alors, forcément, le mouvement, il connaît !
Et, non content d’être un dessinateur hors pair, le bougre est désarmant de gentillesse et de modestie.
Ce livre est leur première bande dessinée publiée en France. D’ores et déjà, je peux affirmer sans risque qu’elle ne va pas laisser le lecteur indifférent. Ça va faire mal, très mal !... Et c’est la meilleure chose qu’on puisse leur souhaiter !

Préface de Régis Loisel (auteur et dessinateur de Magasin Général, entre autres)

John Blacksad est un grand chat noir ténébreux, à l’humeur sombre.

Détective privé qui fait son travail discrètement mais efficacement, il est appelé sur les lieux d’un crime par le commissaire Smirnov, un berger allemand, qui lui conseille, voire intime, de rester à l’écart.

 

Mais c’est trop demandé à Blacksad, car avec la victime, ce sont les plus beaux et heureux souvenirs de sa vie qui disparaissent.

La morte est Natalia Wilford, actrice et ex-compagne du Chat.

Pas d’armes, pas d’indices, pas de mobiles, pas de suspects : Blacksad part en chasse.

 

Grâce à un ami gorille, poids lourd de boxe, éphémère garde du corps de la Belle, il a un nom : Léon Kronsky, scénariste de cinéma, dernier amant connu de Natalia.

 

 

Dans une ville, américaine, largement pourrie, aux bas-fonds gangrénés, Blacksad remonte sa piste et croise des animaux peu recommandables, se fait aider par un rat, quelle ironie ! Mais pas sans contrepartie… ce qui le conduira… en taule !

Pour sa protection dixit Smirnov.

Supprimer une personne et effacer discrètement sa trace n’est pas à la portée de n’importe qui. Seul quelqu’un de puissant peut s’offrir ce genre de luxe…

Quelqu’un, mais… qui ?

C’est parce que ma sœur a offert les deux premiers tomes de cette série (qui en comprend cinq et qui peuvent se lire indépendamment) à ma mère et parce que Gambadou, bloggeuse du RDV BD de la semaine, en a parlé (CLIC), que j’ai eu envie de la découvrir à mon tour, en Lecture Commune avec Nathalie.

Outre l’anthropomorphisme (que je n’apprécie pas spécialement et dont je ne vois pas trop l’intérêt- si ce n’est les expressions d’ordre canin, félin, ou expressions animales), j’ai été conquise.

Il existe plein de clichés à propos de nous autres chats. L’un d’eux prétend que nous avons sept vies.

A vrai dire, je n’ai jamais voulu le vérifier.

On dit aussi que nous avons une affaire personnelle contre les rats. Eh bien, c’est vrai. Surtout s’ils commettent l’erreur de se glisser dans notre tanière, un flingue à la main.

Certes le scénario est classique : un personnage fort en apparence et fragile en dedans, une ancienne histoire d’amour, une autre qui se termine mal, de la jalousie, des gros sous, des malversations…

Son originalité est l’anthropomorphisme (eh oui paradoxalement !) et son point fort réside dans son graphisme avec l’atmosphère qu’il crée : une ambiance noire et glauque de polar américain des années 50 (clope au bec, long imperméable beige, appareil photo Kodak Brownie-Flash), cadrages de cinéma, plans larges ou hyper serrés…

 

Des couleurs sépia ou plutôt sombres, dont les seules gaies et lumineuses appartiennent à un passé désormais révolu, et une narration en « je », racontée au passé, sauf pour les deux derniers encadrés.

Désormais, j’étais condamné à ce monde-là : une jungle où le gros dévore le petit, où les hommes se comportent comme des animaux.
Je m’étais engagé dans un chemin du côté le plus sombre de la vie…

… au milieu duquel je marche encore.

Bref, une série qu’il me faut poursuivre. 

D'autant qu'elle a reçu de nombreux Prix.

 

Découvrons ce que Nathalie en a pensé : CLIC D'autant qu'elle nous présente les cinq tomes.

 

Cet album participe à mon Objectif de lecture du mois de juillet 2017, surtout dédié à l’Espagne.

 

J’ai fait les choses « à l’envers » et ai lu et vous ai présenté un album bien plus récent du scénariste Juan Diaz Canales, qui s’est fait dessinateur dans l’album one-shot : Au fil de l’eau. Grand coup de cœur.

 

Belles lectures et découvertes,

Blandine.

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Commenter cet article

Nathalie 19/07/2017 20:12

Je pense que les tomes 2 et 3 au moins, avec leur côté "historique" devraient beaucoup te plaire ! Les 4 et 5 sont un peu plus gais, un peu plus colorés, Blacksad fait moins la g.... !

Blandine 21/07/2017 09:17

Hihi, c'est bien aussi! J'ai voulu emprunter la suite à la bibliothèque mais ne l'ai pas trouvée. Il y avait les numéros 3 et 5. Alors même si je sais qu'ils peuvent être lus indépendamment, je préfère suivre les numéros.