Love Stores. Elfo – 2007 (BD)

Publié le 24 Mai 2017

Love Stores

Texte et dessins d’Elfo

Traduction de l’italien par Paola NINNI et Gilles SUCHEZ

Editions Les Enfants Rouges, février 2007. (Italie, 2005)

88 pages

Thèmes : la vie, amour, solitude, travail, guerre, amitié

 

Love Stores, c’est un tour du monde des relations humaines.

Qu’elles soient envers nous-mêmes ou les autres, amicales, professionnelles, utiles ou bien amoureuses, empreintes de solitude ou de mauvaises intentions.

80 histoires, 80 situations, 80 personnages, 80 vies.

Parmi ces 80 portraits, il y a un banquier qui attend avec ses employés, un psychanalyste qui dérive, un capitaine de navire livreur d’histoires, un guide touristique, un braqueur qui finit par arriver, deux femmes de ménage, deux agents secrets, un présentateur de télé, une coiffeuse, un général inadapté, une mannequin, un prédicateur…

Certains personnages ne font que passer, d’autres se répondent au gré des planches.

80 histoires rangées chacune dans six cases uniformes, informelles. Mais des cadrages toujours différents.

Des récitatifs vifs, incisifs, sarcastiques, moqueurs, tendres, ou simplement observateurs, des dialogues rares, des fins ouvertes…

Un album intemporel, des situations véridiques, cocasses, tristes, actuelles, d’ici et d’ailleurs. Et qui font écho à nous, à d’autres histoires, et même à des contes.

Bref, si certaines histoires semblent vraies, c’est qu’elles le sont.

Le dessin de cet album attire l’œil.

Dans des tons noir/blanc/grisé violacé, il change plusieurs fois de style : visages à peine esquissés, contre hachures prononcées, décors vides ou arrière-plans travaillés, il est tour à tour minimaliste, rétro et contemporain et surtout très expressif.

Dans son introduction, Elfo (pseudonyme de Giancarlo Ascari) nous raconte la genèse de cet album, son travail, ses influences, et notamment celle de Gerd Arntz (1900-1988), artiste allemand qui a créé avec le sociologue viennois Otto Neurah, Isotype, le système de symboles graphiques

Cet album participe au RDV BD de la semaine qui se passe aujourd’hui Chez Mo’ (Retrouvez-y toutes les participations du jour - CLIC) ainsi qu’au « Mois italien » de Martine.

Giancarlo Ascari est dessinateur et journaliste. Ses premières bandes dessinées sont parues en 1977 ("Les statuts des travailleurs illustrés"). Il collabore avec de nombreuses revues et journaux italiens.

En 2015 est paru son roman graphique L’arte del complotto, nominé pour le prix du meilleur roman graphique par le festival de BD de Lucca la même année.

Il a également écrit pour la jeunesse, avec notamment l’album Monsieur Monet peintre-jardinier, illustré par Pia Valentinis (succinctement présenté ICI)

Belles lectures et découvertes,

Blandine.

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Commenter cet article

Martine 25/05/2017 16:57

Là encore, pas sûre d'emprunter cette BD, mais je note encore! Merci Blandine

Blandine 28/05/2017 14:14

Si des fois il croise ton chemin, n'hésites pas à le feuilleter ;-)

Au Fil des Plumes 24/05/2017 15:10

J'ai un peu de mal avec l'esthétique globale... Du coup, j'hésite.

Blandine 24/05/2017 18:39

les histoires peuvent peut-être le contrebalancer... c'est à tester!

Jerome 24/05/2017 13:59

Un album très étonnant qui pique ma curiosité.

Blandine 24/05/2017 18:39

:-)

Mylene 24/05/2017 11:06

je passe mon tour sur celle-ci , je ne suis pas emballée par les 80 histoires en si peu de pages (comme je ne suis pas fan du format "nouvelle" d'ailleurs)

Blandine 24/05/2017 18:38

Ceci explique cela ;-)

Nathalie 24/05/2017 10:47

Intrigant ! Et certains graphismes me plaisent bien. La mise en "case" aussi (celle du garçon qu'on voit sur 4 cases est très chouette). Par contre, ça n'a pas l'air super drôle !!! Je note !

Blandine 24/05/2017 18:37

Non en effet, c'est plutôt l'inverse, mais on n'en sort pas déprimé(e) hein!

Noukette 24/05/2017 10:46

Intéressant le graphisme, et original comme concept ! Curieuse je suis !

Blandine 24/05/2017 18:36

Tu m'en vois ravie :-)

Mo 24/05/2017 07:46

80 histoires, 80 personnages et un peu plus de 80 pages... une question me taraude : n'a-t-on pas l'impression de survoler parfois ? Petite appréhension sur ce point en revanche, le graphisme me plait beaucoup

Blandine 24/05/2017 18:36

Oui forcément un peu... et pourtant... Beaucoup de la vie de ces personnages se trouvent dans les non-dits ou dans les quelques mots du récitatif, et à nous de broder autour ;-)