Mon papy voit la vie en jaune. Sandrine BEAU et Stéphanie RUBINI – 2015 (Dès 8 ans)

Publié le 20 Avril 2017

Mon papy voit la vie en jaune

Texte de Sandrine BEAU

Illustrations de Stéphanie RUBINI

Editions Belin jeunesse, collection "Premiers romans", avril 2015

56 pages

Thèmes : famille, relation grand-parent/petit-enfant, amour, relation à l’autre.

Adrien se réjouit de passer ses vacances avec son papy. Avec lui c'est découvertes et rigolages, que du bon temps en perspective !

Il est tellement heureux de le retrouver qu'il lui parle sans discontinuer de la gare à chez lui. Du coup, quand il arrive chez son papy, grande, et mauvaise, est la surprise de trouver une mémé dans le salon.

Une grand-mère, avec une robe à fleurs jaunes énormes et un foulard assorti sur la tête. Du jaune pour les habits, du chocolat pour la peau et un rire comme je n’en avais encore jamais entendu.

Page 9

Une grand-mère qui va lui gâcher ses vacances, c'est certain!

Qui va lui piquer son papy et tous leurs moments à deux.

Et si cette personne, Suzette de son prénom, n'était pas quelqu'un de bien?

Adrien mène l'enquête.

Sa maison n’est pas difficile à trouver.

Suzette adore le jaune, elle en porte quasi constamment, sa maison est entourée de tournesols, sa voiture est jaune et après s’être introduit chez elle, Adrien constate que cette couleur a tout envahi chez elle, du mobilier, à la vaisselle…

Pas étonnant que son papy soit aveuglé !

Je sais, c’est lui le grand. Mais quand je le voyais faire ses yeux de biche devant sa gazelle, j’avais l’impression qu’il était capable de n’importe quelle bêtise !

Page 19

Heureusement, la bonne humeur de Suzette devient contagieuse et son jaune en devient éblouissant !

 

Cette couleur (que je n’apprécie pas plus que ça par ailleurs) donne aux illustrations un aspect très gai. De par ses dessins très colorés, Stéphanie Rubini apporte au texte beaucoup de pep’s.

Les mots de Sandrine Beau décrivent avec justesse les sentiments ambivalents qu’un enfant pourrait ressentir face à l’intrusion d’un inconnu dans son univers et dans sa relation privilégiée avec son grand-père. Aucune mention n’est faite concernant la grand-mère biologique, place à l’imagination.

Avec délicatesse, elle aborde un sujet peu vu en littérature jeunesse : celui des relations sentimentales des grands-parents, et de nos aînés par extrapolation, tout en instillant un beau message d’ouverture à l’autre, d’où qu’il/elle vienne.

Le livre se termine sur deux pages de conseils pour accepter et bien vivre cette situation.

Et vive Michael Jackson!

L’avis de Sophie Hérisson ICI.

Ce roman participe au Prix des Incorruptibles 2016-2017, sélection CE2/CM1.

Ainsi qu’au « Petit Bac 2017 » d’Enna, pour ma première ligne, catégorie Sphère familiale.

 

 

 

 

 

 

Je vous ai déjà présenté plusieurs livres de Sandrine Beau sur le blog, CLIC !

De Stéphanie Rubini, les deux romans graphiques Fraise Tagada et Mots rumeurs, mots cutter, écrits par Charlotte Bousquet.

Belles lectures et découvertes,

Blandine.

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