Magazine DADA n°197 – Miyazaki - 2015

Publié le 21 Avril 2017

Magazine DADA

Miyazaki

N°197

Editions Arola, janvier 2015

50 pages

Est-il encore besoin de présenter Hayao Miyazaki, le papa de Totoro ?

Mais plus que son nom à lui, peut-être, ceux de ses films l’évoquent bien davantage!

Un homme qui a construit un univers aux frontières du fantastique empli d’enfances, de créatures mystérieuses, de passions, de rêves, de peurs aussi… Une façon détournée de parler de notre monde.

 

Publié en parallèle de l’exposition « Dessins du Studio Ghibli » au Musée d’Art Ludique de Paris en 2015, ce magazine lui est donc dédié.

Il nous présente Hayao Miyazaki au-travers de son travail, de ses œuvres, des thématiques qui lui sont chères et des bouleversements qu’il a engendrés dans le monde de l’animation.

Mais sans photographie ni portrait le représentant, je pallie donc à ce qui est un manque selon moi.

Hayao Miyazaki est né le 5 janvier 1941 à Tokyo, au Japon.

Il se passionne pour tout ce qui vole, d’autant que son père dirige une entreprise de pièces destinées aux avions militaires japonais.

Vers 17 ans, il commence à dessiner après avoir vu Le Serpent Blanc (1958, par Taiji Yabushita et Kazuhiko Okabe), le premier long métrage d’animation en couleurs au Japon.

Dès lors, sa voie est tracée, mais il sait aussi s’en écarter … pour mieux y revenir.

Il est mangaka, scénariste, animateur, metteur en scène, producteur, réalisateur.

Multitâche et touche-à-tout, il observe, s’inspire, reproduit, perfectionne, mélange les genres et reprend tous les dessins, même après le travail effectué par ses assistants.

Des portraits de Miyazaki avec/au milieu de ses oeuvres
Des portraits de Miyazaki avec/au milieu de ses oeuvres
Des portraits de Miyazaki avec/au milieu de ses oeuvres
Des portraits de Miyazaki avec/au milieu de ses oeuvres

Des portraits de Miyazaki avec/au milieu de ses oeuvres

Miyazaki n’est pas qu’un maître de l’animation. C’est aussi un artiste complet qui a su créer son propre style.
Son cinéma absorbe toutes les influences possibles, des estampes japonaises au dessin animé de Disney en passant par l’art fantastique et le cinéma épique.
Au manga, il emprunte la rondeur des formes, la précision du trait, des cadres et du découpage.
De Disney, il apprend l’importance de l’animation, des couleurs et des détails.
Des grands récits d’aventure et du cinéma de Kurosawa, il reprend l’ambiance à la fois épique et intime. Le style de Miyazaki ? N’admettre aucune limite, ni aucune règle. Un style tantôt surréaliste, absurde, fou, mais dont on ne se lasse pas d’admirer la beauté et la liberté.

Page 18.

Image issue de Princesse Mononoké - Source

Techniques, influences, messages, références historiques, le magazine explique tout cela de manière claire et concise, et en images, grâce à différents dessins préparatoires ou issus de ses onze films, aux allures de contes.

Affiches des films
Affiches des films
Affiches des films
Affiches des films
Affiches des films
Affiches des films
Affiches des films

Affiches des films

Magazine DADA n°197 – Miyazaki - 2015
Magazine DADA n°197 – Miyazaki - 2015
Magazine DADA n°197 – Miyazaki - 2015

Lors de sa sortie, "Le vent se lève" était présenté comme « le dernier ». Mais il semblerait que le Maître ne soit pas encore tout à fait prêt à s’arrêter… CLIC

Au fil de ses œuvres, Miyazaki a exploré plusieurs thématiques, mais celles-ci se dégagent particulièrement :

L’enfance et la famille ; la question de la construction du soi, et notamment l’identité féminine (il a beaucoup d’héroïnes) ; le rapport avec la nature (ses films sont souvent qualifiés de « fables écologiques ») ; le ciel (son espace, sa conquête) ; les divinités ; le mouvement.

Chacun de ses films se répond et aussi se prolonge dans les autres, avec des éléments communs, survolés ou approfondis.

Le vent se lève !… Il faut tenter de vivre !

Dans le film "Le vent se lève", issu du début du poème "Cimetière marin" de Paul Valéry

En 1985, avec son ami Isao Takahata, il fonde le Studio Ghibli, dont Totoro devient l’emblème.

Pour lui, le studio Ghibli se doit de jouer un rôle d'éclaireur dans le secteur de l'animation japonaise, et d'y faire souffler un vent de nouveauté…

Ce sera chose faite avec les nombreux films, longs ou courts-métrages qui y sont produits, dont le très beau conte de la Princesse Kaguya (2013), pour ce citer que celui-ci !

En 2001, un musée Ghibli ouvre ses portes à Mitaka, au Japon.

Un éclaireur c’est certain, et suivi par de nombreux disciples au Japon, tel son fils Gorô, mais aussi de par le monde, avec notamment Moki, une artiste allemande.

Dans les œuvres de Moki, l’homme et la nature se confondent.
Le temps des affrontements est fini.

Page 31

Le magazine se complète avec des idées d’activités, de sorties, de lectures, « d’aRtualités », de focus sur une œuvre.

C’est Paul Echegoyen qui a illustré ce numéro.

On retrouve dans son dessin un attrait certain pour Miyazaki, visible dans ses albums, dont notamment La légende de Momotaro (2016).

Le chef-d’œuvre, c’est ce qui reste.
Pas forcément dans un musée, et encore moins dans le top des ventes. Mais dans la mémoire et dans le cœur. Le chef-d’œuvre, c’est ce qui nous accompagne, où que l’on aille, quoi que l’on fasse. Comme beaucoup, j’ai depuis longtemps un gros Totoro qui habite dans mon jardin. Il arrive qu’on ne se croise pas pendant plusieurs mois. Mais lorsqu’il pleut sur ma vie, je sais qu’il n’est jamais très loin.

Samuel Rouget - Page 21

Magazine DADA n°197 – Miyazaki - 2015
Magazine DADA n°197 – Miyazaki - 2015
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Magazine DADA n°197 – Miyazaki - 2015
Magazine DADA n°197 – Miyazaki - 2015
Magazine DADA n°197 – Miyazaki - 2015

Et vous, aimez-vous les films de Miyazaki et du Studio Ghibli ?

Cet article participe au Challenge « Un mois au Japon » d’Hilde et Lou.

 

Je vais m’en servir de récapitulatif pour mes présentations de films d’animations.

-Le conte de la Princesse Kaguya par Isao Takahata.

Belles lectures et découvertes,

Blandine.

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Commenter cet article

Nathalie 22/04/2017 13:45

Dois-je l'avouer ? Je ne suis pas fan du "style" de dessin manga que ce soit dans les mangas ou les films d'animation. Je n'ai vu aucun des films de ce Monsieur ! Mais bon, comme toujours, ton article a su me convaincre d'en regarder au moins un ! ;)
Il faut absolument que tu fasses quelque chose pour ces "captcha" ces trucs vont me rendre folle !!

Blandine 22/04/2017 21:44

Merci ;-)

Nathalie 22/04/2017 20:19

Je confirme !! T'es une chef ! Parce que c'était vraiment pénible...

Nathalie 22/04/2017 20:19

Coool !!

Blandine 22/04/2017 16:00

Oui oui, il le faut! Ne serait-ce que pour le fantastique, merveilleux, les thèmes qui te plairont je suis sûre!
Je crois que j'ai réussi à les enlever!

Nancy 21/04/2017 21:35

Bravo pour votre très bel article Blandine ! Comme à chaque fois on y apprend toujours quelque chose de nouveau.
Très étrangement, je ne suis pas fan des films de ce grand réalisateur alors que les thèmes qu'il aborde et son onirisme devraient me toucher. Cependant j'admire profondément son œuvre et son travail colossal.
Très belle soirée à vous et bon week-end !

Blandine 22/04/2017 16:02

Merci beaucoup Nancy <3
Il y a parfois des choses incompréhensibles, c'est ainsi!
Bon WE à vous :-)

scoobydu41 21/04/2017 19:51

mangaka, je ne connaissais pas ce terme

Blandine 21/04/2017 21:18

C'est chose faite ;-)