Rouge tagada. Charlotte BOUSQUET et Stéphanie RUBINI - 2014 (BD)

Publié le 30 Novembre 2016

Rouge tagada.

Texte de Charlotte BOUSQUET

Dessins de Stéphanie RUBINI.

Gulf Strean Editeur, juin 2014 (2e tirage).

70 pages

Dès 13 ans

Thèmes : adolescence, collège, amitié, amour, quête d’identité.

 

Rouge Tagada oscille entre le roman graphique et la BD, et est le premier tome d’une série de quatre dont chacun suit une adolescente de la même classe de 4e DD du Collège Marie Curie.

Lorsqu’Alex, la narratrice, croise pour la première fois Layla, la nouvelle, elle en est toute chamboulée.

Un regard chocolat, des fossettes sur les joues, un parfum de pain d’épice, un sourire plein de malice et une peau tiède, si lisse que j’avais envie de la toucher tout le temps, de la respirer, de m’y rouler comme un gros chat.

Page 7

Bien vite, les deux jeunes filles, d’abord si dissemblables, ne se quittent plus. Au détriment des autres copains.

Au collège, au cours de théâtre, chez l’une chez l’autre, photos à deux, à tout partager, fraises tagada comme secrets.

Enfin presque…

Layla s’en va chez son père pendant une semaine qui semble une éternité, et y rencontre un garçon au nom de caleçon.

Cet évènement va révéler à Alex l’ampleur de l’attachement qu’elle porte à Layla et réveiller en elle des sentiments bien contradictoires.

Esseulement, tristesse, trahison, déception, colère.

Jusqu’au retour de la belle, inespéré, mais pour un service…

Confusion et réconciliation éphémère. L’album se conclue brutalement mais laisse tout de même la fin ouverte...

A nous d’imaginer la suite de leur relation.

 

La couverture, au rouge pétant et de passion, attire et laisse entrevoir encore un peu d’enfance de par son titre.

Et c’est avec beaucoup de délicatesse et de pudeur que les deux auteures nous racontent cette histoire d’amitié amoureuse, tout à la fois enfantine (car exclusive) et adolescente. Vraie homosexualité, attirance ou recherche identitaire, cela importe peu.

Par le « je » d’Alex (prénom mixte dont seuls les dessins traduisent la féminité) elles nous entraînent dans les affres de ses sentiments et de sa recherche d’elle-même, au fil des trois parties de l’album.

La rencontre, la félicité amicale dont elle croit pouvoir se satisfaire, puis la chute, entraînée par une révélation accidentelle, mais qui ne pouvait que finir par arriver.

Quant aux dessins, aux couleurs appuyées, pleines et vives, ils complètent et prolongent les mots conférant à cet album beaucoup de proximité et de sincérité.

Rouge Tagada participe au RDV la BD de la semaine, qui se déroule aujourd’hui chez Moka Au milieu des livres (retrouvez-y toutes les participations de ce jour), ainsi qu’au « Petit Bac 2016 » d’Enna, pour ma 7e ligne, catégorie Couleur.

 

 

 

 

 

Belles lectures et découvertes,

Blandine.

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Commenter cet article

Moka 01/12/2016 06:55

Une BD et une série que j'ai adorées. Parfait pour les adolescents !

Blandine 01/12/2016 20:05

Tout à fait! J'ai préféré "Mots rumeurs, mots cutter" et ne connais pas encore le 3e!

Sabine 30/11/2016 18:58

Je suis très attirée par le graphisme, la présentation, une certaine fraîcheur. Le scénario est aussi susceptible de me plaire.

Blandine 30/11/2016 22:24

C'est un très beau roman graphique, à tous points de vue! N'hésites pas!

Noukette 30/11/2016 18:09

Cette série est absolument incontournable ! J'adore !

Blandine 30/11/2016 22:23

C'est avec Mots rumeur, mots cutter que je l'ai découverte, et c'est un grand coup de cœur!