Premières lectures-Premiers romans # 7 – La confiance en soi (Dès 7 ans)

Publié le 17 Août 2016

Aujourd’hui, je vous présente trois courts romans issus de la collection « Mouche » de l’Ecole des Loisirs.

Pas de chapitres, des illustrations encore très présentes et une grosse écriture permettent à l’enfant de se sentir vite à l’aise avec ce nouveau format de livre et les encouragent à lire seuls.

Les trois d'aujourd'hui abordent une grande thématique, difficile et multiple: la confiance et l'estime de soi.

Premières lectures-Premiers romans # 7 – La confiance en soi (Dès 7 ans)

La fille qui voulait être un garçon.

Texte et illustrations de Stéphanie BLAKE.

Ecole des Loisirs, collection "Mouche," mars 2001.

38 pages.

Gretchen a dix ans et est l'aînée de six frères.

Leur mère est décédée et c'est elle qui s'occupe de sa grande fratrie, pour le quotidien mais aussi pour leur conter des histoires ou les faire rire. Leur père, Martin, constamment triste et renfrogné, ne sort de son bureau que pour jouer au ballon avec ses fils. Gretchen est comme transparente.

Pourtant elle fait tout pour qu'il la remarque: pas de poupées, jamais de robes, constamment décoiffée, elle joue très bien au foot, s'entraîne à parler d'une voix grave.

Mais rien n'y fait. Le jour où elle met une robe, son père la voit mais pour mieux se moquer. Elle s'enfuit.

Introuvable, son père se questionne, enfin, la retrouve au seul endroit où elle puisse se rendre, ne trouve pas les bons mots, mais Gretchen, si!

Ce court roman parle de la notion de place dans une fratrie nombreuse, dans une famille atypique, du regard sur soi et de celui des autres, et de confiance, en soi, en les autres.

Elle ne savait pas si elle pleurait pour ce que John avait dit, parce que sa maman lui manquait ou bien parce qu’elle avait peur de décevoir son père.

Page 20

Premières lectures-Premiers romans # 7 – La confiance en soi (Dès 7 ans)

Les poissons rouges

Texte et illustrations de Stéphanie BLAKE

Ecole des Loisirs, collection "Mouche," mars 2002.

45 pages.

Jeanne a peu confiance en elle. Elle se sent nulle et ce n'est pas son amie Alice, ou du moins le croit-elle, qui l'aide à se sentir mieux dans sa peau.

Bien que douée en français, gym, musique et surtout dessin, les maths la bloquent. Elle ne sait plus rien, s'attire les moqueries de ses "camarades" (dont Vincent) et les foudres de sa maîtresse qui l'a déjà catégorisée dans les "bonnes à rien".

Son mal-être est si grand qu'il la rend malade, brûlante de fièvre. Elle reste seule à la maison mais sous la surveillance éloignée de sa voisine, Anne, une artiste. En parlant peu, mais en lui mettant dans les mains des livres d'art, Jeanne découvre qu'il y a d'autres moyens de s'affirmer et de réussir.

Ce dont elle va s'employer à son retour à l'école, changeant ainsi le regard que les autres vont porter sur elle, pour aussi savoir s'en détacher.

Un petit roman sur l'estime de soi, les paroles et attitudes encourageantes ou blessantes et leur influence sur nous.

« Tu n’y arriveras jamais ma pauvre Jeanne. » (La maîtresse)
« Qu’est-ce qu’elle est nulle. Elle devrait retourner au CP » (Vincent)

Page 14

Je vous ai présenté plusieurs albums de Stephanie Blake, et notamment sa série avec son petit héros, Simon le petit Lapin.

Premières lectures-Premiers romans # 7 – La confiance en soi (Dès 7 ans)

L'autographe

Texte de Susie MORGENSTERN et illustrations de Theresa BRONN

Ecole des Loisirs, collection "Mouche," septembre 2003.

46 pages.

Le jour où la maîtresse demande à ses élèves de ramener en classe leur objet le plus précieux, Hermine sait exactement ce qu'elle va présenter au reste de la classe. Son autographe de Rostropovitch!

Malheureusement, ses camarades de classe ne sont absolument pas impressionnés, et pire, ils préfèrent davantage un nounours en peluche, une tablette de chocolat ou un pendentif de la Corse. Mais en plus, tous s'amusent le lendemain à ramener des bouts de papier avec un nom griffonné et sont fiers de montrer leur autographe, même Miranda avec celui de Charlemagne.

La blague va trop loin.

La maîtresse propose alors à chacun de faire un faux autographe d'une personne admirable, un exemple à suivre, un phare de l'humanité. Les parents s’en mêlent, dans le choix, en aidant ou non leurs enfants, des évidences s'imposent (comme Napoléon pour José).

Et la maîtresse découvre une nouvelle facette et le potentiel de chacun de ses élèves, et chacun d’eux sur les autres.

Je vous l'ai déjà dit, j'aime les mots de Susie Morgenstern, les non-dits, les double-sens, les différents degrés de lecture et de réflexion qu'elle s'emploie à insérer dans ses différents écrits. Ce roman n'y échappe pas nous parlant de l'Homme, de notre relation à l'autre, de la mémoire historique, de transmission, de l'attachement aux choses et de l'école aussi. L'implication de la maîtresse, des élèves, des parents, un sujet qui lui est cher.

Elle était dépitée. Chaque fois qu’elle tentait des choses un peu en dehors des sentiers battus, il fallait affronter la critique, il fallait se battre, comme si ce n’était pas déjà assez fatigant de se lever le matin pour affronter les vingt-six élèves qui formaient sa classe, chacun avec sa propre personnalité.

Page 26

Ce désappointement, Susie Morgenstern a tenu à l’évoquer dans son roman La classe pipelette, qui a été très diversement accueilli.

Je vous ai présenté d’autres albums ou romans de Susie Morgenstern :

Belles lectures et découvertes,

Blandine.

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