Kalil. Texte et illustrations de Michaël ESCOFFIER. (Dès 4 ans)

Publié le 8 Novembre 2015

Kalil

Texte et illustrations de Michaël ESCOFFIER.

Éditions Frimousse, octobre 2015.

Dès 4 ans.

Notions abordées : expressions, formes, couleurs, vœu.

Michaël Escoffier œuvre ici en solo, pour un album tout à fait curieux.

A la façon d'un tangram, avec quelques formes et couleurs (changeante à chaque page), il nous conte son histoire qui image un proverbe.

Kalil, vieux solitaire borgne, barbu et affamé, quitte un jour sa forêt pour aller trouver à manger.

Il entre dans une église isolée.

Mais à défaut de nourriture, il déniche une vieille lampe à huile.

Et comme chacun sait, il suffit de la frotter pour qu’un génie apparaisse.

Un seul et unique vœu est offert à Kalil.

Tout heureux, il se précipite pour ne pas laisser passer cette chance de devenir ce qu’il aurait toujours voulu être et avoir.

« Je rêve d’océan, de grands espaces et de liberté.
Je rêve de ne plus jamais avoir froid ni faim, et de voyager au gré des courants. »

Souhait exprimé et aussitôt exaucé, conforme aux mots rêveurs employés prononcés par le vieux, mais certes pas à son idée…

L’album se termine par une petite morale, dont l’illustration correspondante a bien fait rire mes garçons !

Avec un procédé illustratif original et des formes simples mais très évocatrices, l’album de Michaël Escoffier est d’ici comme d’ailleurs, emmêlant divers éléments culturels, et d’aujourd’hui comme d’hier.

Formes que l’on retrouve dans le titre, comem dans le quatrième de covuerture, à présent délaissées.

Son texte, concis, nous rappelle l’importance et le sens des mots comme du temps de la réflexion. Il nous pousse à observer et à nous interroger car il existe tant d’interprétations possibles des paroles.

Tout est dans la manière dont on dit les choses.

Un résultat surprenant que mon trio a eu grand plaisir à découvrir et à relire. Mais je ne suis pas sûre que mon 4 ans ait saisi toute la subtilité de la morale, happé par la dernière image.

Merci aux Editions Frimousse de nous avoir permis de découvrir cet album, lu dans le cadre des Challenges « Je Lis Aussi des Albums 2015 » et « 1% Rentrée Littéraire 2015 » de Sophie Hérisson.

logo challenge albums 2015 challenge rl jeunesse

                             112/100(110)      

Je vous ai déjà présenté d’autres albums de Michaël Escoffier, à chaque fois en duo :

Et retrouvez ici l’article que Laurette lui a consacré ! CLIC

Belles lectures et découvertes,

Blandine.

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Nancy 09/11/2015 12:54

Ah, le pouvoir et le sens des mots, leur interprétation ...tout un programme !
Cela m'interpelle aussi qu'un auteur ait franchi le pas de l'illustration ! C'est une question qu'on me pose souvent d'ailleurs, mais je ne me sens pas encore capable d'illustrer mes albums ;-)
En tout cas, votre chronique me donne envie de découvrir ce titre.
Belle journée Blandine !

Blandine 10/11/2015 10:02

Merci beaucoup Nancy!
Ah les mots... Je suis étonnée que beaucoup vous demandent pourquoi vous n'illustrez pas vos albums, en tout cas, je ne me la suis pas posée. C'est un cap, et il faut se sentir assez à l'aise, essayer diverses techniques et approches... Mais non obligatoire à franchir (ouf!)
Belle journée à vous :-)

Laurette 08/11/2015 13:54

et un grand merci pour le lien copinaute :-)

Blandine 08/11/2015 21:30

Normal, je sais que tu l'apprécies tout autant que moi :-)

Laurette 08/11/2015 13:54

Décidément, il n'a pas fini de nous surprendre ce sacré Mickaël Escoffier ... Pas mal Nathalie, cela pourrait effectivement être ça, et bien d'autres choses visiblement...il me tente celui-ci même si je suis surement un peu trop terre à terre pour saisir toute la subtilité de ces illustrations ... qui sait, je recevrais peut-être ça prochainement dans ma boîte aux lettres ... Bises

Blandine 08/11/2015 21:30

Les illustrations sont à la fois simples et complexes car il faut avoir l'idée de détourner ces formes pour en faire une figure, une forêt, une église...
Les garçons cherchaient ce que ça pouvait représenter. C'est intéressant!
Oui qui sait! Tu me diras ;-)
Bises

Nathalie 08/11/2015 11:59

Le vieux solitaire se transformerait-il en "vent" ?
En tous cas ça me rappelle l'histoire du tailleur de pierre, insatisfait de son sort qui interpelle Dieu ou un génie (selon les versions) si tu ne connais pas, en voici une version : http://www.philosophie-poeme.com/contes-philosophique/le-tailleur-de-pierre,a448238.html
Bises

Blandine 08/11/2015 21:28

Hé hé... Kalil pourrait, en effet, s'être transformé en vent...

Merci pour le conte du tailleur de pierre que je ne connaissais pas.
Ces deux histoires sont un peu divergentes car Kalil se précipite pour obtenir son vœu et ne précise pas assez sa pensée. Le génie le transforme en quelque chose de conforme à ses mots, certes, mais pas en ce que voulait Kalil!

Bises