Alice Roy de Caroline QUINE. Bibliothèque Verte

Publié le 19 Juillet 2015

Alice Roy de Caroline QUINE

 Éditions Hachette, collection Bibliothèque verte, à partir de 1955.

L’année dernière je retrouvais l’une de mes héroïnes d’enfance dont je dévorais, les unes après les autres, les aventures ! J’ai nommé Alice Roy ! Oui, cette jolie jeune femme blonde, détective amateur qui aime à résoudre énigmes, enquêtes, mystères ou retrouver divers objets voire personnes ! Vous la connaissez certainement !

Tout avait commencé lorsque la marraine de ma sœur nous avait donné (vers mes 10 ans) un grand carton contenant plusieurs dizaines de ces livres à l’épaisse couverture cartonnée et à la tranche verte…

Je me souviens encore de la manière dont je les avais rangés, soigneusement alignés. Quand les « anciens » furent terminés, j'allais avec ma mère à Gilbert Joseph, dans Paris, pour pouvoir m’approvisionner. Et c’est ainsi que la collection s’est considérablement agrandie. Avec ma meilleure amie de l’époque, nous adorions et on s’amusait à les faire vivre en s’improvisant détectives. Ce sont de bons et beaux souvenirs.

C’est donc avec évidence que je les ai conservés pour le jour où j’aurais des enfants.

Et c’est ainsi que ma fille a fait la connaissance d’Alice et, qu’à mon grand soulagement, elle a adoré, engloutissant les livres les uns après les autres. Et que j’ai commencé à les relire.

Je n’ai pas été déçue, comme cela peut parfois arriver lorsqu’on retrouve nos héros d’enfance mais avec nos yeux d’adulte, même si je n’ai pas tout à fait ressenti la même saveur. Au fur et à mesure de la lecture, j’ai essayé de retrouver le fil et la clé de l’énigme. Pas toujours évident ! Certes, la résolution de l’intrigue semble parfois un peu légère, facile, mais le tout reste agréable et instructif. Méthodes policières, d’enquêtes, divers informations culturelles et d’époque sont données en filigrane.

Avant de vous dévoiler la liste des livres, voici une petite présentation de cette héroïne qui a marqué son temps ainsi que de son auteure… très particulière !

Alice Roy, une jeune fille bien dans son époque !

Alice Roy est née Nancy Drew en 1930 aux Etats-Unis.

C’est une jolie jeune fille blonde de 18 ans (16 dans les premiers romans) qui a perdu sa mère lorsqu’elle en avait 3 (10 dans les premiers romans) et dont le père est un avocat réputé (avoué dans les premiers romans). Ils habitent dans la riche banlieue de River City et Alice est élevée, à l’abri du besoin, par sa gouvernante, Sarah Berny.

Débrouillarde, intelligente et cultivée, Alice aime résoudre des enquêtes pour le plaisir, pour aider son père ou des amis de ce dernier, parfois en accord avec la police, mais toujours accompagnée de ses deux amies.

Il s’agit de Bess Taylor et Marion Webb, deux cousines germaines. La première est aussi gourmande, craintive et ronde que la seconde est sportive et téméraire. Parfois, apparaît Ned Nickserson, étudiant et chevalier servant de la belle.

Un succès éditorial incontestable…

… mais qui va en s’appauvrissant.

Alice plaît immédiatement aux jeunes filles à qui ses aventures sont destinées car elle comble tout à la fois un vide et une attente. Une héroïne exempte de défauts (reportés sur ses amis !) et très éloignée des clichés servis dans les romans d’alors !

Alice a tout pour elle ! En plus des qualités nommées plus haut, elle est polie et connaît les bonnes manières, mais surtout elle est moderne ! Elle n’a pas de soucis d’argent ni de relations, et conduit sa propre voiture (le permis de conduire est délivré dès 16 ans aux Etats-Unis !), ce qui la rend très indépendante !

En France, elle paraît pour la première fois en 1955 grâce à Louis Mirman qui souhaite relancer la collection Bibliothèque verte grâce à plusieurs séries anglo-saxonnes dont Alice est la première « engagée ».

Aussitôt les jeunes Françaises se passionnent pour elle et 10 millions de titres sont vendus entre 1955 et 1974 !

Depuis 2011, Alice ne paraît plus dans la Bibliothèque Verte mais dans la Rose, catégorie « Classiques de la Rose ».

Je ne sais pas vous, mais je trouve cela rétrograde.

En plus de la polémique soulevée il y a environ un an concernant la couleur qui indiquerait implicitement pour garçon ou pour fille, la Bibliothèque Rose s’adresse, de base, à un lectorat plus jeune que celui de la Verte.

Et à bien lire les rééditions, il apparaît que le vocabulaire, le temps de narration et l’intrigue ont été considérablement appauvris. Ceci n’est pas un fait nouveau comme le démontre le blog dédié à « l’auteure » Caroline Quine, mais la pente semble s’être davantage accentuée.

Alors que 175 volumes de ses aventures sont parus aux Etats-Unis jusqu'à l'arrêt de la série en 2003, « seulement » 89 titres ont été publiés en France (Juin 2013).

Une nouvelle série avec ce même personnage est éditée depuis 2003 aux Etats-Unis et 2004 en France, aux Éditions Bayard, qui lui ont conservé son nom orignal, Nancy Drew détective. (J’ai acheté le premier tome que ma fille est en train de lire !)

Qui est Caroline Quine (en anglais Carolyn Keene) ?

Afin de vous écrire cet article, j’ai fait plusieurs recherches et ai appris quantité de choses passionnantes sur cette héroïne, mais aussi sur l’envers du décor et notamment sur sa mystérieuse auteure…

Déjà, à l’époque où je lisais mes Alice, je trouvais sa longévité exceptionnellement longue et étrange, et pour cause ! Caroline Quine n’existe pas ! Elle est un nom de plume endossée par plusieurs écrivains (surtout des femmes) de la Compagnie Stratemeyer Syndicate. C’est son patron, Edward Stratemeyer (1862-1930), lui-même écrivain pour la jeunesse, qui a inventé le personnage d’Alice et donné quelques directives quant aux éléments des intrigues.

Ce concept regroupant tout un collectif d’écrivains était tout à fait inédit et innovant en ce début de XXe siècle. Cette société a ainsi produit plus de 20 séries de roman dans le seul but de divertir le lecteur.

Les 28 premiers romans ont été écrits par Mildred Wirt Benson, puis par la fille d’Edward Stratemeyer, Harriet Adams, qui a succédé à son père. Elle entreprend de réécrire les volumes parus jusqu’en 1959, d’où quelques différences plus ou moins notables.

Les deux principales auteures d'Alice Roy = Caroline Quine. A gauche, Mildred Wirt Benson et à droite, Harriet Adams. Source: http://booknode.com/auteur/caroline-quine/photosLes deux principales auteures d'Alice Roy = Caroline Quine. A gauche, Mildred Wirt Benson et à droite, Harriet Adams. Source: http://booknode.com/auteur/caroline-quine/photos

Les deux principales auteures d'Alice Roy = Caroline Quine. A gauche, Mildred Wirt Benson et à droite, Harriet Adams. Source: http://booknode.com/auteur/caroline-quine/photos

Neuf autres personnes ont ensuite écrit les aventures d’Alice tout en veillant à toujours les contextualiser pour que la jeunesse de l’époque puisse s’identifier. Conquête spatiale, guerre froide, télévision, internet sont ainsi abordés.

Autour du phénomène d’Alice, de nombreuses conventions sont régulièrement organisées aux Etats-Unis, ainsi que des publications de livres, de journaux ou encore de thèses. Toutes démontrent l’influence de l’héroïne sur les jeunes filles qui leur sert de modèle.

Et ce jusque dans les illustrations de couverture des romans !

Toujours aisément reconnaissable mais toujours sensiblement différente, Alice sait évoluer avec son temps pour toujours coller à la mode !

Son physique change un peu avec des traits plus ou moins juvéniles et une blondeur qui oscille entre différentes nuances. Sa coiffure suit également les effets de mode tout comme ses effets vestimentaires. Le bandeau dans les cheveux est ajouté par le premier illustrateur français, Albert Chazelle, dès 1962. Le regard est toujours mystérieux, intense et en pleine réflexion. Mais rarement surpris ou dirigé dans notre direction.

Ses amies, Marion et Bess, sont très peu représentées en couverture. Elles apparaissent toutes deux pour la première fois dans le cinquième volume, Alice au ranch.

La traduction en français :

Pourquoi avoir changé son nom ? Tout simplement parce que Nancy est le nom d’une ville française et qu’il était malvenu de l’attribuer à une héroïne américaine ! De plus, Drew ne sonne pas bien en français et ne se mémorise pas aisément.

Tout comme pour les illustrateurs, ce sont souvent les mêmes traducteurs qui reviennent. En règle générale, les titres français gardent bien plus de mystère que les originaux. Tant et si bien que parfois, ils n’ont (presque) rien à voir avec l’intrigue : Alice et le Chandelier, Alice et l’ombre chinoise…

Voici à présent la liste de tous les Alice que nous possédons à la maison.

Je vous les indique dans l’ordre de parution en France, avec parfois mention de leur état… Certains sont très vieux, à la couverture cartonnée et épaisse, aux pages jaunies et friables, que l’on devine maintes fois manipulées, ce qui n’a parfois pas été sans conséquences…

1. Alice détective. Illustrations d’Albert CHAZELLE. Traduction d’Hélène COMMIN. 1955. (très abîmé et pages volantes)

2. Alice au Canada. Illustrations d’Albert CHAZELLE. Traduction d’Hélène COMMIN. 1958. (très abîmé et pages volantes)

3. Alice écuyère. Illustrations d’Albert CHAZELLE. Traduction d’Hélène COMMIN. 1959.

4. Alice et les trois clefs. Illustrations d’Albert CHAZELLE. Traduction d’Hélène COMMIN. 1962. (très abîmé et pages volantes)

5. Alice et le vison. Illustrations d’Albert CHAZELLE. Traduction d’Anne JOBA. 1962. (abîmé, couverture scotchée).

6. Alice et le carnet vert. Illustrations d’Albert CHAZELLE. Traduction d’Anne JOBA. 1964.

7. Alice et le corsaire. Illustrations de Jean-Louis MERCIER. Traduction d’Hélène COMMIN. Avril 1964.

Dans ce roman, le père d'Alice, l'avocat James Roy, est appelé par un ami (le capitaine Harvey) qui souhaite acheter un bateau trois-mâts (clipper) appelé L'Arc-en-Ciel. Mais deux problèmes se posent: les titres de propriété ne sont pas en règle et un étrange visiteur rôde sur le bateau.

Aussitôt, Alice et ses deux amies, les cousines Bess et Marion, vont à Boston pour trouver qui se permet de monter à bord, pendant que son père recherche à qui appartient le bateau pour que la vente puisse se faire.

A force d'abnégation, de recherches, d'intuitions, de recoupements, et aussi de mises en danger, Alice finit par démasquer les malfaisants, découvrir l'histoire et la véritable identité de ce bateau qui a vogué sur nombre de mers, rencontré des corsaires et abrité un fabuleux trésor.

Ah comme j'aime relire les aventures d'Alice Roy. Elles possèdent certes un charme un peu vétuste, mais même si le personnage d'Alice est toujours très encensé, on se prend à l'enquête et on apprend toujours des choses. Ici sur les voiliers, le jargon d'un bateau, et les corsaires.

-Je croyais que les clippers avaient toujours une figure de proue, dit Alice. Pourtant celui-ci n'en a pas..." Le capitaine sourit. "Voilà une remarque pertinente, observa-t-il. L'Arc-en-Ciel a bien eu sa figure de proue. Tenez, on distingue encore l'endroit où elle était fixée, là, juste au-dessous du beaupré.

8. Alice et les faux-monnayeurs. Illustrations d’Albert CHAZELLE. Avril 1968.

9. Alice et le médaillon d’or. Illustrations d’Albert CHAZELLE. Traduction d’Hélène COMMIN. Janvier 1969.

10. Alice et la diligence. Illustrations d’Albert CHAZELLE. Traduction de Claude VOILIER. Mars 1969.

11. Alice et le flibustier. Illustrations d’Albert CHAZELLE. Traduction d’Anne JOBA. Juin 1969.

12. Alice et la statue qui parle. Illustrations d’Albert CHAZELLE. Traduction d’Anne JOBA. Octobre 1972.

13. Alice et le talisman d’ivoire. Illustrations d’Albert CHAZELLE. Traduction d’Hélène COMMIN. Janvier 1973. (pages volantes)

14. Alice et le clavecin. Illustrations d’Albert CHAZELLE. Traduction d’Anne JOBA. Février 1973. (très abîmé, pages déchirées)

15. Alice au manoir hanté. Illustrations d’Albert CHAZELLE. Traduction d’Anne JOBA. Mars 1973. (Pages volantes)

16. Alice en safari. Illustrations d’Albert CHAZELLE. Traduction d’Anne JOBA. Avril 1973.

17. Alice et le diadème. Illustrations d’Albert CHAZELLE. Traduction d’Anne JOBA. Juin 1973.

18. Alice e le dragon de feu. Illustrations d’Albert CHAZELLE. Traduction d’Anne JOBA. Juillet 1973. (pages volantes)

19. Alice et le pickpocket. Illustrations d’Albert CHAZELLE. Traduction d’Hélène COMMIN. Décembre 1973.

20. Alice et l’ombre chinoise. Illustrations de Jacques POIRIER. Traduction d’Anne JOBA. Décembre 1974.

21. Alice et l’esprit frappeur. Illustrations d’Albert CHAZELLE. Traduction D’Anne JOBA Janvier 1975.

22. Alice et les plumes de paon. Illustrations d’Albert CHAZELLE. Traduction de Claude VOILIER. Mars 1975.

23. Alice au camp des biches. Illustrations d’Albert CHAZELLE. Traduction d’Hélène COMMIN. Avril 1975.

24. Alice et les chats persans. Illustrations d’Albert CHAZELLE. Traduction d’Anne JOBA. Juin 1975

25. Alice à Paris. Illustrations d’Albert CHAZELLE. Traduction d’Anne JOBA. Juin 1975

26. Alice et le pigeon voyageur. Illustrations d’Albert CHAZELLE. Traduction d’Hélène COMMIN. Janvier 1976.

27. Alice chez les Incas. Illustrations d’Albert CHAZELLE. Traduction d’Anne JOBA. Février 1976.

28. Alice et la pantoufle d’hermine. Illustrations d’Albert CHAZELLE. Traduction d’Anne JOBA. Avril 1976.

29. Alice à la réserve des oiseaux. Illustrations de Jean-Louis MERCIER. Traduction d’Anne JOBA. Octobre 1976.

30. Quand Alice rencontre Alice. Illustrations de Guy MAYNARD. Traduction d’Anne JOBA. Octobre 1976.

31. Alice et le vase de Chine. Illustrations d’Albert CHAZELLE. Traduction d’Anne JOBA. Février 1977.

32. Alice et la dame du lac. Illustrations de Philippe DAURE. Traduction d’Anne JOBA. Mars 1977.

33. Alice aux îles Hawaï. Illustrations de Jean-Louis MERCIER. Traduction d’Anne JOBA. Mars 1977.

34. Alice dans l’île au trésor. Illustrations d’Albert CHAZELLE. Traduction de Claude VOILIER. Juillet 1977.

35. Alice et la fusée spatiale. Illustrations de Jean-Louis MERCIER. Traduction d’Anne JOBA. Août 1977.

36. Alice et la pierre d’onyx. Illustrations de Jean-Louis MERCIER. Traduction de Claude VOILIER. Septembre 1977.

37. Alice et le violon tzigane. Illustrations de Jean-Louis MERCIER. Traduction d’Anne JOBA Août 1978.

Alors qu’elle assiste avec son père au concert du célèbre violoniste Alfred Blackwell, Alice fait la connaissance Mme John Struttor et de son impétueuse petite-fille de onze ans, Rose.

Un lourd secret entoure la jeune fille, orpheline de mère et dont le père est tzigane, et sa grand-mère cherche à le percer.

Alice se propose immédiatement de l’aider.

Elle découvre ainsi le monde des gitans, leurs traditions et coutumes et aussi les malversations de certains qui entachent leur réputation. Mais également le charme des objets anciens, tels les poupées, les albums photos, les antiquaires. Mystères et énigmes et danger sont au RDV.

Dans le même temps, Alice achète avec ses amies Bess et Marion, un voilier en vue de concourir à une régate.

Dans cette aventure, les qualités de la jeune femme sont vraiment mises en avant (bonnes manières, aisance à barrer, sens de l’à-propos), souvent il ne lui suffit que de citer son nom ou celui de son père pour que les portes s’ouvrent.

On y trouve aussi un miroir de la société avec l’apparition des caméras et des postes de télévision chez les particuliers.

Fred parla de son travail à la station de radio télévision d’Aiken. « Cela me passionne, dit-il. Je vais vous montrer notre dernier-né. Un poste en couleurs perfectionné ». (…) Fred alluma le poste et procéda aux derniers réglages. Alice et Ned louèrent la clarté des images, la pureté du son. (Page 150)

Cette édition est particulièrement illustrée, avec nombres de dessins noir et blanc, une couverture entièrement en couleurs, tout comme quatre pages à l’intérieur.

38. Alice et le fantôme. Illustrations de Jean-Louis MERCIER. Traduction d’Hélène COMMIN. Septembre 1978.

39. Alice au bal masqué. Illustrations de Jean-Louis MERCIER. Traduction d’Hélène COMMIN. Février 1979.

40. Alice et le chandelier. Illustrations de Jean-Louis MERCIER. Traduction d’Hélène COMMIN. Avril 1979.

41. Alice et le mannequin. Illustrations de Daniel BILLON. Traduction d’Anne JOBA. Février 1980.

42. Alice et le secret du parchemin. Illustrations de Jean SIDOBRE. Traduction d’Anne JOBA. Février 1984.

43. Alice et l’œil électronique. Illustrations de Philippe DAURE. Traduction d’Anne JOBA. Septembre 1985.

44. Alice et le symbole grec. Illustrations de Jean SIDOBRE. Traduction de Lisa ROSENBAUM. Septembre 1989.

45. Alice à Venise. Illustrations de Jean-Louis MERCIER. Traduction de Lisa ROSENBAUM. Septembre 1989.

""Et là, sur la mer calme, flottait une grande cité, récita Marion en se rappelant un passage d'un livre qui l'avait impressionnée. Ici et là, des gondoles glissaient, légères. Tout était silence."

-Bravo ! applaudit Bess. Et merci.

-Ce , n'est pas moi qu'il faut remercier, mais Mark Twain, les informa Marion en souriant. Dans les années 1860, il visita Venise. Il décri son séjour dans Les Innocents en voyage."

Alice Roy et ses deux amies, les cousines Marion et Bess, sont venues à Venise pour une semaine de vacances. Mais à peine sont-elles arrivées dans leur hôtel, qu'un bruit mystérieux attirent leur attention: celui de verre brisé dans le magasin de verreries de l'autre côté du canal.

Dans le même temps, Ned, Bob et Daniel, les amis des filles, ont été arrêtés par la douane pour avoir dans leur valise un objet volé: un cheval de verre aux sabots d'or.

Alors qu'Alice tente de les faire sortir de prison, elle reçoit un étrange mot qui lui fait faire la connaissance de Maria Dandolo, descendante d'un prestigieux doge de la cité, et qui lui demande son aide pour retrouver son neveu Filippo, mais surtout sans prévenir la police.

Au gré de l'enquête d'Alice, pleine de suspense et rebondissements (mais aussi uniquement à son honneur - le fait de relire ses aventures me montre combien ses amis/ies sont relégués au second plan, décrits comme peureux ou ayant de mauvaises idées de plan d'action; quand son papa arrive toujours à point nommé, en sauveur), nous visitons Venise et en apprenons un peu sur son architecture, et surtout, ses moyens de transports et sa géographie.

"C'est le doge Enrico Dandolo qui rapporta ces chevaux de Constantinople. Cependant, à ce jour, personne ne connaît leur véritable origine. Selon certains, l'empereur Constantin les aurait trouvés dans l'île grecque de Chios. Selon d'autres, ils proviennent d'un arc de triomphe romain."

En conclusion: Une relecture plaisir, un brin "doudou" et nostalgique. Pour montrer aussi comment c'était sans internet ou smartphones!

46. Alice et le secret de la vieille dentelle. Illustrations de Philippe DAURE. Traduction de Martine MILLON. Novembre 1989.

47. Alice et les marionnettes. Illustrations de Jean SIDOBRE. Traduction d’Anne JOBA. Décembre 1989.

48. Alice et le robot. Illustrations de Philippe DAURE. Traduction d’Anne JOBA. Décembre 1989.

49. Alice et la soucoupe volante. Illustrations de Jean SIDOBRE. Traduction de Lisa ROSENBAUM. Décembre 1991.

50. Alice et la poupée indienne. Illustrations de Jean-Louis MERCIER. Traduction de Lisa ROSENBAUM. Décembre 1991.

51. Alice chez le grand couturier. Illustrations de Philippe DAURE. Traduction de Lisa ROSENBAUM. Décembre 1991.

52. Alice et les Hardy Boys Super-Détectives. Co-écrit avec Franklin W. DIXON. Illustrations d’Yves BEAUJARD. Traduction de France-Marie WATKINS. Février 1992.

53. Alice et le mauvais présage. Illustrations de Philippe DAURE. Traduction de Lisa ROSENBAUM. Mars 1992.

54. Alice et les diamants. Illustrations de Philippe DAURE. Traduction d’Anne JOBA. Avril 1992.

Alice enquête sur la disparition de l'héritage en bijoux de l'une de ses amies, qui habite aussi River City. Très vite, ses soupçons se fondent sur une jeune fille caricaturale: d'aspect vulgaire, sans manières, d'autant qu'elle n'a pas (assez) d'argent. Cette enquête comporte nombre de clichés et de condescendance d'ordre social. Dommage.

55. Alice et la bague du gourou. Illustrations de Philippe DAURE. Traduction de Lisa ROSENBAUM. Mai 1992.

56. Alice en Ecosse. Illustrations de Philippe DAURE. Traduction d’Anne JOBA. Novembre 1992.

57. Alice et l’ancre brisée. Illustrations de Philippe DAURE. Traduction de Dominique ROUSSET. Janvier 1993. (USA, 1983)

Alice reçoit un étrange courrier la désignant gagnante d'un concours auquel elle est sûre de n'avoir jamais participé. Le prix est une invitation pour deux personnes à passer une semaine sur l'île de l'Ancre aux Bahamas. Les billets d'avion sont pour le lendemain mais Alice ne peut s'y rendre car son père la demande à Miami au sujet d'un mystérieux bateau abandonné, semble-t-il.

Ce seront donc ses deux amies Bess et Marion qui vont s'y rendre et Alice et son père les rejoindront ensuite. Alors que rien ne pouvait relier les deux évènements, Alice va vite faire le lien. Aucune de ses amies ne donne de nouvelles, l'hôtel est injoignable et elle fait la découverte d'une étrange médaillon en or au dessin d'ancre brisée sur le bâteau qui conserve nombre de coupures de journaux la citant.

Finalement parvenus sur l'île où ils trouvent Marion en compagnie de Penny, la petite-fille des gérants de l'hôtel, Alice et James vont avoir à résoudre plusieurs mystères et énigmes, retrouver Bess et les Defoe et même un trésor de pirates, tout en ne cédant pas à la panique suite aux nombreux sabotages et isolement qui les accablent.

Cette enquête est une lecture parfaite pour les vacances, mais n'est pas la meilleure. Je lui ai trouvé beaucoup de facilités, de questions peu approfondies. Un voyage gagné, pas d'explications mais où les filles s'y rendent tout de même, pas de nouvelles d'elles mais les Roy vont dîner, les défauts de Bess, surtout, sont exacerbés. Au-delà, on se représente bien l'époque dans laquelle ce roman a été écrit: pas de téléphone portable ni d'internet bien sûr, seule la radio pour communiquer d'un bateau, d'une île, donc difficiles d'avoir des nouvelles. Il est intéressant de noter que la police fait des relevés d'empreintes, chose que nous reproduisions avec mon amie d'alors avec de la farine et du scotch!

J'avais gardé un bon souvenir, mais avant de la relire, impossible de me souvenir des détails! J'ai toujours aimé les histoires de piraterie dont mon doux souvenir à son encontre, je présume!

58. Alice et la mémoire perdue. Illustrations de Philippe DAURE. Traduction de Jean ESCH. Octobre 1993.

59. Alice au ranch. Illustrations de Jean-Louis MERCIER. Traduction de Claude VOILIER. Novembre 1993.

60. Alice et les cerveaux en péril. Illustrations de Philippe DAURE. Traduction de Barbara NASAROFF. Novembre 1993.

61. Alice chez les stars. Illustrations de Philippe DAURE. Traduction de David STRYKER. Janvier 1994.

62. Alice et le valet de pique. Illustrations de Philippe DAURE. Traduction de Barbara NASAROFF. Février 1994.

63. Alice et l’architecte diabolique. Illustrations de Philippe DAURE. Traduction de Jean ESCH. Avril 1994.

64. Alice et la rivière souterraine. Illustrations de Daniel BILLON. Traduction d’Anne JOBA. Mai 1994.

65. Alice et le cheval volé. Illustrations de Philippe DAURE. Traduction de Dominique ROUSSET. Juillet 1994.

66. Alice et les magiciens. Illustrations de Philippe DAURE. Traduction de Martine MILLON. Septembre 1994.

67. Alice et le fantôme de la crique. Illustrations de Philippe DAURE. Traduction de Jean ESCH. Novembre 1994.

68. Alice et la malle mystérieuse. Illustrations de Philippe DAURE. Traduction de Claude VOILIER. Janvier 1995.

69. Alice au canyon des Brumes. Illustrations de Philippe DAURE. Traduction de Marianne COSTA. Mai 1995.

70. Alice et le tigre de Jade. Illustrations de Philippe DAURE. Traduction de Sandrine COUPRIE. Octobre 1995.

C’est avec ce titre que j’ai fait, avec grand plaisir, mes retrouvailles avec Alice.

Dans cette enquête, Alice Roy et ses deux inséparables amies, Bess et Marion, sont invitées en Californie au mariage de leur amie commune, Joanne.

Le hasard veut qu’un ami du père d’Alice, qui habite juste à côté, a besoin d’une baby-sitter pour sa fille de 10 ans, alors qu’il subit menaces, filatures et cambriolages. Il propose à Alice de l’héberger avec ses amies. Ainsi, elle va pouvoir mener ses investigations tout en apportant son aide aux préparatifs du mariage.

Suspense, course poursuite, énigmes, cogitation et frissons jalonnent cette enquête, qui nous apporte également des connaissances sur la Guerre du Vietnam, la pierre de Jade, ses provenances, symboles et significations, croyances asiatiques.

Dans le bouddhisme, le dragon représente le dieu de l’Est. C’est l’esprit du mouvement –certains disent l’esprit de la vie même, et la divinité de tous les êtres aquatiques. De même, le tigre, le dieu de l’Ouest, représente le courage et préside à toutes les créatures terrestres. Mr Mai. Page 90.

71. Alice millionnaire. Illustrations de Philippe DAURE. Traduction de Sandrine COUPRIE. Novembre 1995.

72. Alice et les quatre tableaux. Illustrations de Philippe DAURE. Traduction de Sandrine COUPRIE. Janvier 1996.

73. Alice en Arizona. Illustrations de Pierre-Olivier VINCENT. Traduction de Marianne COSTA. Juin 1996.

74. Alice et les félins. Illustrations de Pierre-Olivier VINCENT. Traduction de Jean ESCH. Septembre 1996.

Il ne nous en manque que quinze titres pour avoir toutes les parutions françaises !

Et vous, avez-vous aimé cette héroïne ?

Avez-vous gardé vos livres pour vos enfants et les relisez-vous avec eux ?

La bibliothèque verte comporte d’autres séries, dont notamment Les enquêtes des Sœurs Parker, de la « même auteure » mais au succès moindre, Les enquêtes d’Alfred Hitchcock ou Lancelot X...

Tous ces titres participent notamment à mon Challenge des RE 2015/2016/2017 et/ou à d'autres. CLIC

  • Alice et le Corsaire.
  • Alice et le violon tzigane.
  • Alice et l'ancre brisée.
  • Alice à Venise.
  • Alice et les diamants.

Nombre de blogs ou sites se sont entichés d'Alice, je vous mets quelques liens juste après!

Belles (re)lectures et découvertes,

Blandine.

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Commenter cet article

Anna Riy 27/02/2017 12:36

Merci, je me sens moins seule! Alice c'est toute mon enfance. Ces livres m'ont permis de m'évader de ma vie famille familiale pas trop géniale :(
Je disais à mes amies qui n'aimaient pas trop lire de prendre à ma place des Alice à la bibliothèque avec leur carte (en plus de la mienne) : comme ça je finissais 3 ou 4 Alice par semaine. Sinon j'ai beaucoup aimé l'auteur Saint Marcoux

Anna Riy 06/07/2017 08:59

Bonjour,
Désolée du retard de la réponse :)
Je chine pour pouvoir avoir la collection "Alice". J’apprécie beaucoup les anciennes versions celles des années 60 à 90. J'ai vu une fois et je ne suis pas du tout convaincue de la nouvelle version année 2010

Blandine 28/02/2017 13:58

Je suis ravie que tu apprécies et si j'ai pu raviver de bons souvenirs de lecture :-)
Je ne connais pas l'auteure Saint-Marcoux, sa bibliographie ne me dit rien, ce qui ne veut pas dire que je n'ai rien lu d'elle bien sûr.
J'aime beaucoup redécouvrir les Alice aujourd'hui. Le fais-tu?

FATOU 28/10/2016 19:32

J'AIME BEAUCOUP CE LIVRE

artemis 30/06/2016 11:14

Merci pour cet article qui m'a permis de remettre mes Alice dans l'ordre!
J'en ai effectivement quelques un qui ne sont pas cités comme Alice et les chaussons rouges!!!
J'ai récupéré toute la collection de ma mère et de mes oncles/tantes et ils ne sont pas en bon états.

J'aime aussi les soeurs Parker, les six compagnons ( Jean-Jacques Bonzon), les livres d'Hitchcock et la collections des femmes en blanc de Suzanne Pairault!
Voila!

Blandine 30/06/2016 11:29

Je t'en prie :-)
En effet, je ne les ai pas tous encore et essaie de les relire aussi, ce qui peut être délicat en fonction de leur état.

J'aimais beaucoup les Hitchcock aussi et ses jeux de mots dans les titres ;-)

Belle journée!

Véronique 17/04/2016 02:56

Moi aussi j'ai gardé tous mes Alice tellement c'était des bons souvenirs de mon enfance (ça et ma Barbie lol). J'aimais bien les Soeurs Parker aussi, je les trouvais drôles. En tou cas merci pour ce post, c'est vrai qu'il est bien fait .

Blandine 17/04/2016 11:57

Merci beaucoup Véronique :-)

Emeline 07/09/2015 09:38

Super article ! Merci beaucoup! J'ai appris plein de choses que je ne savais pas sur Alice, une série que j'adorais. Je me souviens d'avoir acheté mon premier Alice à l'âge de huit ans et j'ai arrêté à 12-13 ans parce que je trouvais que les nouveaux étaient moins bien, je comprends pourquoi maintenant !

Blandine 07/09/2015 11:18

Merci beaucoup Emeline!

Nancy 20/07/2015 11:07

J'avais découvert une partie de ces informations grâce à un livre très bien fait intitulé "Les héroïnes de ma jeunesse" qui raconte bon nombre d'anecdotes sur ces séries.
Je n'avais pas d'Alice à la maison mais en ai lus une quinzaine.
Votre collection est vraiment impressionnante !
J'avoue que je préférais "Les enquêtes des sœurs Parker" même si leur succès était moins grand ^^, j'ai racheté la série en intégralité ...
Belle semaine à vous Blandine !

Blandine 21/07/2015 09:58

Oh je note cette référence, je suis sûre que cette lecture doit être plaisante et instructive, et nostalgique ;-)

J'avoue que je ne pensais pas en avoir autant.
Combien y a-t-il de livres des sœurs Parker? Vos enfants ont-ils aimé?

A bientôt Nancy!

Horizondesmots 19/07/2015 22:14

Alice, c'est toute mon enfance à moi aussi et pourtant, j'ai grandi dans les années 90/2000 ! Ma mère m'avait donné sa collection et je faisais toutes les brocantes du département pour trouver ceux qui me manquaient. Je pense que ces romans ont vraiment contribué à ma passion pour la lecture tellement je les ai lus en boucle. Et rien que pour l'instant nostalgie, j'en rouvrirai sûrement un bientôt !

Blandine 19/07/2015 22:47

C'est vraiment chouette de voir à quel point "Alice" a suscité et suscite encore un tel engouement pour elle, la lecture et le passage de génération en génération :-)

Ô hasard des mots 19/07/2015 19:08

Quel plaisir de retrouver toutes les aventures d'Alice !! Et c'est un article très intéressant ; je ne savais pas pour l'auteure qui était en fait un collectif d'écrivains !

Blandine 19/07/2015 20:07

Merci beaucoup!
Je l'ai découvert aussi et c'était, semble-t-il, monnaie courante au début du XXe siècle!
Ce qui serait très intéressant, c'est d'avoir plusieurs éditions d'une même enquête pour voir les différents changements!