Le maître des livres. Umiharu SHINOHARA

Publié le 11 Octobre 2014

Le maître des livres. Umiharu SHINOHARA

Le maître des livres.

Tome 1.

Umiharu SHINOHARA

Editions Komokku, août 2014.

192 pages.

Thèmes abordés : bibliothèque, livres jeunesse, amour et pouvoir des livres.

C’est sur le blog de Bidib, ma petite Médiathèque, que j’ai découvert ce manga, dont le titre et le sujet ne pouvaient que m’attirer !

Le « personnage » principal est une bibliothèque pour enfant, appelée la Rose Trémière. Un lieu de vie, de rencontres, de retrouvailles, d’amitiés, d’espoirs. Nous découvrons sa naissance, sa vie, son âme au fil des pages, ainsi que les personnes qui y travaillent et contribuent à son existence. Et notamment, Mikoshiba ! C’est un jeune homme d’abord peu amène et sympathique, qui sacralise le livre, tant pour l’objet que pour ses mots, leur portée et symbolisme.

Le maître des livres. Umiharu SHINOHARA

Il aime tellement les livres que voir les enfants, les toucher, tourner les pages, parfois brusquement, le font bondir. Et pourtant, ces derniers l’adorent et reviennent sans cesse vers lui, car derrière sa mine renfrognée, se cache un amoureux de la littérature, et jeunesse en particulier.

Il considère que les livres ont une autonomie propre à eux et que ce sont eux qui choisissent le lecteur et non l’inverse. Ils savent répondre aux besoins, inconscients, que le lecteur éprouve au moment de prendre le livre, et qui le font choisir lui ! Il contient des mots qui percutent à un moment donné de la vie car ils entrent en résonnance avec la situation émotionnelle de son lecteur et le fait réfléchir.

Mikoshiba : « Ce n’est pas toi qui choisis les livres… Mais les livres qui te choisissent. »

Page 21.

Dans cette bibliothèque, se côtoient des personnages de passage, ou d’autres plus habitués. Ils s’y rencontrent, s’entraident. Et leur vie semble liée à ce lieu et entre eux. Ainsi, nous faisons la connaissance de Miyamoto, Shôta ; Léo et sa maman...

On pénètre l’intimité, les désirs, les peurs, de chacun grâce aux livres qui atterrissent entre leurs mains, guidés par Mikoshiba, ou non. Ils font appel à des souvenirs, des sensations, des émotions. La littérature rapproche les gens et possède un pouvoir propre, bienfaiteur, guérisseur, salvateur.

Dès que l’on grandit, on a tendance à éviter les livres pour enfants… de peur de se voir traiter de gamin par les autres. (…) Mais moi aussi, c’est aujourd’hui que je me rends compte… du nombre de livres… que j’aurais rêvé de lire étant jeune.
Je me demande même ce que l’enfant que j’ai été… aurait pensé en lisant ces livres à l’époque…

Page 47

Certains livres nommés dans ce manga nous parlent, à nous lecteurs, et nous donnent envie de les (re)découvrir, lire ou relire ! Un index nous en donne la liste à la fin.

J’ai été conquise car il fait la part belle à la littérature jeunesse, qui est une vraie littérature, et non un sous-genre, comme certains l’estiment. Ce qui est dommage car, comment faire de grands lecteurs adultes s’ils ne lisent pas petits ?

Mikoshiba : « Quel est le problème des livres pour enfants ?!
Tu te crois suffisamment adulte pour avoir le droit de considérer comme stupide… la lecture de livres pour enfants ?!
Ou peut-être vas-tu prétendre avoir déjà lu tous les bouquins qui se trouvent ici ?
Ce serait faire preuve d’une grande stupidité que de considérer comme débiles des œuvres que l’on n’a jamais lues ! »

Page 8.

Le maître des livres. Umiharu SHINOHARA

J’adore les mangas et pourtant j’en lis très peu… Peut-être parce que leurs lectures sont trop rapides.

Ce manga ne déroge pas aux « règles » du genre ! Les dessins formes des visages et des yeux, les expressions exagérées qui soulignent les émotions, les grands points d’exclamation et les silhouettes androgynes. On y découvre des éléments de culture nippone, à commencer par le sens de lecture, puis dans les dialogues et dans les dessins...

J’ai vraiment hâte de lire les numéros suivants !

Belles lectures et découvertes !

Blandine.

Livre lu dans la cadre du Challenge « 1% Rentrée Littéraire » de Sophie Hérisson. et dans celui d’Enna « Petit Bac 2014 » pour ma ligne adulte, catégorie Objet.

challenge rl jeunesse

3/16

Repost 0
Commenter cet article

Nathalie 02/08/2015 14:09

Je lis rarement des mangas... Mais je dois recevoir celui-ci pour mon fils ! Du coup je le lirai sûrement... Bonnes vacances !!

Bidib 11/10/2014 14:44

très jolie chronique ! ça me donne envie de le relire :)

Blandine 11/10/2014 17:07

ah...
Je sais que je le lirai quand même par curiosité! Je te dirai mon ressenti!

Bidib 11/10/2014 15:31

oui, j'ai lu le tome 2. Il est très agréable mais beaucoup plus classique. Les livres passent aux deuxième plan et les employé de la bibliothèque au premier. Je trouve ça un peu dommage. Ce qui m'avait le plus séduit c'est la capacité de parler d'autres livres sans être ennuyeux, et au contraire donner envie de lire

Blandine 11/10/2014 14:47

Merci Bidib ;-)

As-tu lu les tomes suivants?