Je m'ennuie. Michael Ian Black. (dès 4 ans)

Publié le 28 Novembre 2013

Je m'ennuie. Michael Ian Black. (dès 4 ans)

JE M'ENNUIE

Textes de Michael Ian BLACK et illustrations de Debbie RIDPATH OHI

Editions Seuil Jeunesse, février 2013. (USA, 2012)

Dès 4 ans.

Il y a quelques jours, j’ai assisté à une grande journée de concertation organisée par la Mairie de ma ville pour la mise en place de la réforme des rythmes scolaires. Et chacun des participants (parents d’élèves, professeurs et directeurs d’écoles, différents agents municipaux) était d’accord sur le fait que nos enfants ont un rythme effréné et qu’ils avaient besoin de calme. Ils sont tellement sollicités qu’ils ne savent plus ne rien faire, et que l’ennui apparaît comme un comble.

Le titre du livre m’a tout de suite accroché, tout comme sa couleur !

Nous découvrons une petite fille, allongée par terre sur le ventre, les sourcils froncés, et qui déclare qu’elle s’ennuie. Sa posture nous le fait clairement comprendre !

Aucune indication n’est donnée sur l’endroit où elle se trouve : à la maison, dans sa chambre, en vacances ?

Je m'ennuie. Michael Ian Black. (dès 4 ans)

Elle clame tant qu’elle le peut son ennui, jusqu’à ce qu’elle voit une patate ! Une patate ? ! Sauf que cette patate parle ! Et qu’elle déclare s’ennuyer ! Deux choses vraiment bizarres !

Alors la petite fille se met en tête de la distraire et lui fait la démonstration de toute l’imagination dont dispose un enfant pour s’amuser. Les enfants sont drôles, inventifs, acrobates et capables de se créer tout un univers (danseuse, princesse, ninja, …).

Mais la patate reste de marbre et à chaque fois la sentence tombe : « ennuyeux ».

Je m'ennuie. Michael Ian Black. (dès 4 ans)

La petite fille laisse donc cette patate seule, décidément trop ennuyeuse, qui croise un flamant rose, mais qui s’ennuie…

Un album drôle et vif où la petite fille déborde d’imagination pour prouver à une patate qu’un enfant est cool et ne peut pas être ennuyeux !

Du coup, elle ne s’ennuie plus elle-même !

Peu de textes, deux polices différentes pour distinguer les paroles de la patate de celles de la petite fille. Peu de couleurs : bleu, jaune, marron, noir, le tout sur fond presque toujours blanc.

Mon seul reproche est que ses démonstrations s’enchainent à un rythme presque trop rapide.

Un album à découvrir et à ressortir à chaque fois que votre enfant déclarera s’ennuyer pour lui prouver tout le potentiel imaginatif dont il dispose !

Blandine !

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